Visa Bali : comment prolonger son séjour au-delà de 30 jours en 2026 ?

Oui, il est tout à fait possible d’étendre son visa à Bali au-delà de 30 jours, et des milliers de voyageurs le font chaque année sans difficulté. Le visa on arrival (VoA) délivré à l’aéroport Ngurah Rai donne droit à un premier séjour de 30 jours renouvelables une fois, pour atteindre 60 jours au total. Si votre projet est de rester encore plus longtemps, d’autres types de visas permettent de séjourner légalement jusqu’à 180 jours en Indonésie.

En 2026, l’Indonésie maintient des règles d’accueil favorables aux ressortissants français. Les conditions d’extension sont bien documentées, les délais prévisibles, et les bureaux de l’immigration de Bali traitent ces dossiers au quotidien. Voici ce qu’il faut savoir pour prolonger votre séjour légalement et sereinement.

Le visa on arrival à Bali : ce que vous obtenez à l’arrivée

Le visa on arrival indonésien s’achète à l’arrivée à l’aéroport de Denpasar, ou en ligne avant le départ via le portail officiel e-VOA. Il est valable 30 jours à compter de l’entrée sur le territoire et coûte 500 000 roupies, soit environ 30 euros. Accessible aux Français sans démarche consulaire préalable, c’est le point de départ naturel de la plupart des longs séjours à Bali.

Ce visa touristique est strictement réservé au tourisme et à la découverte culturelle. Il n’autorise pas à exercer une activité professionnelle rémunérée en Indonésie. Pour un séjour de loisir, une retraite temporaire ou une escapade prolongée, le VoA reste la solution la plus simple et la plus rapide à obtenir à l’arrivée.

Un point clé à retenir : la demande d’extension doit être déposée avant l’expiration des 30 premiers jours. Tout dépassement expose à une amende de 300 000 roupies par jour de retard. Les cas répétés entraînent parfois une interdiction d’entrée sur le territoire indonésien. Anticiper, c’est la règle numéro un.

Comment prolonger son visa Bali au-delà de 30 jours ?

L’extension du visa on arrival se fait à l’office de l’immigration (Kantor Imigrasi) le plus proche de votre lieu de séjour. À Bali, les principaux bureaux se trouvent à Denpasar sur Jalan Ngurah Rai, et à Singaraja pour le nord de l’île. Beaucoup de voyageurs choisissent un agent local agréé pour déléguer les démarches et éviter les files d’attente.

La demande doit être déposée au moins 7 jours avant la fin de validité du visa. Les agents sur place recommandent d’entamer la procédure dès la troisième semaine de séjour pour avoir de la marge. Une fois validée, l’extension accorde 30 jours supplémentaires, soit un total de 60 jours légaux en Indonésie.

Le coût officiel de l’extension est de 500 000 roupies, soit environ 30 euros, réglables directement à l’immigration. Si vous passez par un agent, ajoutez entre 400 000 et 700 000 roupies de frais de service — un tarif souvent justifié par le temps gagné sur place et les allers-retours évités.

RepèreEn 2026, le bureau de l’immigration de Denpasar traite plusieurs centaines de demandes d’extension chaque semaine en haute saison. Prendre rendez-vous en ligne via le portail imigrasi.go.id réduit le temps d’attente à moins d’une heure dans la majorité des cas.

Quels documents fournir pour l’extension de visa à Bali ?

Le dossier à constituer est relativement léger. Il comprend votre passeport original valide (au moins 6 mois après la date de sortie souhaitée), une photocopie de la page biographique, une copie du visa on arrival tamponné, et un justificatif d’hébergement : réservation d’hôtel confirmée, contrat de location, ou lettre d’un hébergeur local.

L’immigration demande parfois aussi un billet de sortie du territoire indonésien. Ce document n’est pas systématiquement contrôlé, mais son absence a causé des refus dans certains bureaux. Une réservation modifiable ou remboursable suffit généralement — l’essentiel est de présenter une date de départ planifiée.

Si votre voyage vers Bali comprend une escale dans le Golfe Persique, pensez à vérifier les formalités d’entrée pour chaque étape du trajet. Pour les voyageurs qui transitent par le Qatar, notre article sur le visa de transit à Doha détaille les conditions à connaître avant de prendre l’avion.

Expatrié français consultant ses documents de visa dans un café à Ubud, Bali

Rester plus de 60 jours à Bali : quelles alternatives ?

Quand les 60 jours du visa on arrival et de son extension ne suffisent pas, le visa social B211A est la solution la plus adaptée. Ce visa — à demander avant l’entrée en Indonésie, auprès de l’ambassade compétente — est valable 60 jours à l’arrivée et prorogeable jusqu’à 5 fois par tranches de 30 jours, pour un total de 180 jours légaux sur le territoire.

Le B211A nécessite un sponsor indonésien : particulier, hôtel partenaire ou agence spécialisée. Des prestataires proposent ce service pour 100 à 200 euros, ce qui le rend accessible à la plupart des voyageurs longue durée. Ce visa doit impérativement être obtenu depuis la France — le faire depuis Bali, une fois le VoA déjà activé, est quasiment impossible à réaliser.

Pour les séjours encore plus ambitieux, l’Indonésie dispose depuis 2023 d’un visa second home : valable 5 ou 10 ans, il permet des entrées multiples et des séjours prolongés sans limite annuelle. Il exige toutefois un dépôt bancaire ou un investissement immobilier d’au moins 130 000 dollars pour être éligible, ce qui le réserve à un public ciblé.

Conseil de terrainSi vous prévoyez un séjour de plus de 60 jours à Bali, préparez votre visa B211A depuis la France avant de partir. Changer de statut visa une fois sur le territoire avec un VoA déjà activé est une démarche longue et souvent infructueuse.

Faut-il faire un visa run pour repartir à zéro ?

Le visa run — quitter brièvement l’Indonésie (vers Singapour, la Malaisie ou Timor-Leste) pour revenir avec un nouveau visa — était autrefois très répandu à Bali. En 2026, les autorités indonésiennes surveillent de plus près les voyageurs qui multiplient les entrées touristiques sans justification cohérente. Des refus à l’aéroport Ngurah Rai sont régulièrement signalés pour ce type de profil.

La voie officielle reste la plus sûre et la plus prévisible : extension à l’immigration pour 30 jours supplémentaires, visa B211A pour les séjours longs, ou visa second home pour les projets de résidence durable. Ces options sont légales, claires et documentées, sans les risques que font courir les pratiques informelles qui ont coûté leur séjour à de nombreux expatriés.

Pour les couples franco-étrangers qui envisagent une installation à l’étranger sur la durée, les démarches côté français doivent aussi être anticipées bien en amont. Notre guide sur le visa conjoint de Français détaille les délais à prévoir selon votre situation personnelle. Planifier son projet de séjour longtemps avant le départ reste toujours la meilleure façon d’éviter les mauvaises surprises administratives une fois sur place.

Retour en haut