
- Depuis novembre 2024, les Français obtiennent 60 jours sans visa en Thaïlande, pas 30.
- Une prolongation de 30 jours est accordée à l’immigration thaïlandaise pour 1 900 bahts.
- Au-delà de 90 jours, un visa non-immigrant ou le visa LTR de 10 ans est nécessaire.
- Le visa run terrestre est limité à 2 entrées par an et n’est plus une solution fiable.
Pour rester plus de 30 jours en Thaïlande en 2026, les ressortissants français bénéficient déjà d’une exemption de visa de 60 jours à l’entrée, sans démarche préalable. Une prolongation de 30 jours supplémentaires est ensuite possible directement auprès des services d’immigration thaïlandais, portant le séjour total à 90 jours. Pour aller au-delà, il faudra opter pour un visa spécifique.
La Thaïlande reste l’une des destinations les plus accessibles d’Asie pour les longs séjours, que vous soyez retraité, digital nomad ou simplement passionné de la culture locale. Les solutions existent, mais elles varient selon la durée souhaitée et votre situation. Voici tout ce qu’il faut savoir pour rester sereinement sur le sol thaïlandais.
Depuis 2024, combien de jours sans visa pour les Français en Thaïlande ?
Depuis novembre 2024, la Thaïlande a étendu l’exemption de visa à 60 jours pour les ressortissants français, contre 30 jours auparavant. À l’arrivée, que ce soit par voie aérienne ou terrestre, un tampon de 60 jours est apposé automatiquement dans votre passeport. Aucune démarche à l’ambassade n’est nécessaire.
Cette mesure, reconduite en 2026, s’applique aux entrées par air et par voie terrestre. À noter : les entrées sans visa terrestre sont désormais limitées à deux fois par an pour les ressortissants français. Cette restriction ferme la porte aux stratégies classiques de visa run répété.
À l’expiration des 60 jours, une prolongation de 30 jours supplémentaires reste accessible sans quitter le territoire. Le séjour total atteint donc 90 jours, ce qui correspond aux besoins de la majorité des voyageurs longue durée.
Comment prolonger son séjour de 30 jours auprès de l’immigration thaïlandaise ?
La prolongation s’effectue en personne dans un bureau d’immigration thaïlandais (Immigration Office). Chaque province en possède un ; le plus fréquenté se trouve à Chaeng Watthana à Bangkok. La démarche doit être réalisée avant l’expiration de votre tampon en cours.
Les documents à préparer sont peu nombreux : votre passeport original, une photo d’identité récente, des photocopies de votre page de données biographiques et de votre tampon d’entrée, ainsi que le formulaire TM.7. La prolongation coûte 1 900 bahts (environ 50 euros), payables en espèces le jour même.
Le tampon est généralement accordé le jour même. Cette prolongation n’est possible qu’une seule fois par entrée — à l’issue des 90 jours au total, vous devez quitter la Thaïlande ou disposer d’un visa d’un autre type.
Le visa touristique TR : faut-il le demander avant de partir ?
Si vous savez à l’avance que vous resterez longtemps, le visa touristique TR se demande à l’ambassade de Thaïlande à Paris avant le départ. Il offre aussi 60 jours à l’entrée, mais il n’est pas soumis aux restrictions d’entrées terrestres liées à l’exemption. La prolongation de 30 jours reste possible dans les mêmes conditions.
Pour les voyageurs qui alternent séjours en Thaïlande et voyages dans les pays voisins, le METV (Multiple Entry Tourist Visa) est particulièrement adapté. Valable 6 mois, il autorise des séjours de 60 jours renouvelables à chaque sortie-entrée du territoire. Son coût est d’environ 200 euros selon les consulats.
Anticiper ses démarches de visa est une règle d’or. À titre de comparaison, les délais d’instruction d’un visa long séjour conjoint atteignent parfois plusieurs mois, ce qui illustre l’importance de ne jamais laisser une demande au dernier moment, quelle que soit la destination visée.

Le visa run fonctionne-t-il encore pour rester en Thaïlande en 2026 ?
Le visa run consiste à sortir brièvement du territoire thaïlandais pour obtenir un nouveau tampon d’entrée. Avec la limitation à deux entrées terrestres par an pour l’exemption de visa, cette pratique est beaucoup moins efficace pour les longs séjours. Les sorties-entrées par avion (vers la Malaisie, le Cambodge ou autre) restent techniquement possibles, mais sans garantie de résultat.
Les agents d’immigration thaïlandais sont formés pour repérer les profils de résidents non déclarés : un passeport montrant de multiples courtes sorties peut entraîner un refus d’entrée. En 2026, cette politique est appliquée plus strictement qu’avant. Le visa run ne doit être envisagé qu’à titre exceptionnel, jamais comme solution régulière.
Quelles solutions pour rester plus de 90 jours en Thaïlande ?
Au-delà de 90 jours, un visa non-immigrant est indispensable. Les catégories les plus courantes : le visa « O » pour les retraités (50 ans minimum, conditions financières précises), le visa « ED » pour les étudiants suivant des cours en Thaïlande, et le visa « B » pour les salariés d’un employeur thaïlandais disposant d’un work permit.
Le visa LTR (Long Term Resident), lancé en 2022, s’adresse aux retraités aisés, aux digital nomads et aux professionnels qualifiés travaillant à distance. Il offre 10 ans de séjour renouvelables, des avantages fiscaux et un accès facilité aux services. Les conditions sont strictes, mais c’est aujourd’hui la référence long séjour en Thaïlande.
Le Thailand Elite Visa constitue une troisième voie, entièrement payante : à partir de 900 000 bahts pour 20 ans, il donne accès à un séjour longue durée sans contraintes administratives majeures, avec des services VIP dans les aéroports. Il s’adresse à ceux qui privilégient la simplicité par rapport au coût.
Quels justificatifs prévoir pour un long séjour en Thaïlande ?
Quelle que soit l’option choisie, certains documents reviennent systématiquement : un passeport valide au moins 6 mois après la date de sortie prévue, des relevés bancaires prouvant des fonds suffisants, une preuve d’hébergement (réservation d’hôtel ou contrat de location) et une assurance voyage couvrant la durée totale du séjour.
Les justificatifs d’hébergement font souvent l’objet d’erreurs dans les dossiers visa. Pour comprendre la logique de ces documents, l’article sur les justificatifs d’hébergement pour visa donne une bonne base, même si les exigences varient selon les pays. Une réservation remboursable est souvent préférable à une réservation ferme si vous n’êtes pas sûr de vos dates.
Enfin, presque tous les postes frontières thaïlandais demandent un billet de retour à l’entrée. Si vous n’avez pas encore planifié votre sortie, une réservation d’avion remboursable suffit généralement, à condition de la présenter à l’embarquement ou au contrôle des frontières.



