Vous aviez pensé prendre l’avion le jour de Noël ?

23 décembre 2013, Phnom Penh, Cambodge. Je me réveille les cheveux en bataille et maudit ces ouvriers qui ont décidé de jouer de la bétonneuse et du marteau piqueur de si bonne heure ce matin. Je me redresse, attrape mon téléphone perdu au fond de ma housse de couette (pourquoi est-ce qu’il s’enfuit toujours là-bas celui-là ?!) et regarde l’heure. 15h00. Et bien, je ne suis pas si matinal finalement. Je me redresse et découvre avec stupeur que l’ensemble de mes vêtements de la veille n’ont jamais quitté mon corps. Ma chemise blanche semble même aborder un nouveau look dont je ne me rappelle guère : mais d’où viennent ces petites tâches roses qui sentent la vinasse ? Quelques vertiges plus tard, j’ouvre le rideau et me rend compte que le seul idiot avec un marteau piqueur n’est autre que mon cerveau qui tente désespérément de s’échapper de mon crâne.

Que s’est-il passé ? Je refais tant bien que mal le cours de ma soirée et … un flash, tout s’éclaire. Je prends l’avion dans 5 heures. C’est les vacances de Noël et il est temps de rentrer a la maison. Une douche et une plaquette complète de Doliprane plus tard, je souhaite de bonnes fêtes à mes collocs et leurs mines tout aussi chaotiques que la mienne. La pré-soirée de Noël a encore fait des ravages, mais tout va bien puisque dans 16 heures, j’aurai troqué tongues et short pour bottes et cirée jaune. Je me retrouverais dans la petite maison de campagne de mes parents au bord de la mer en Bretagne. Je peux déjà sentir les kilos de fromage, yaourts, charcuterie, beurre salé, galettes et autres plaisirs coupables qui m’ont tellement manqués ces derniers mois. Mais surtout je pense à l’amour que je vais pouvoir ressentir entouré de ces personnes qui me sont tellement chères et je ne vois que trop peu : ma famille. 16 heures et ce sera plié. Tu peux le faire, me dis-je intérieurement, bouteille d’eau et plaquette d’Ibuprofène en renfort à la main. Du moins, c’est ce que j’espérais à ce moment là. Dommage que personne ne m’ai mis en garde contre les péripéties d’un voyage le jour de Noël…

Prendre l’avion le jour de Noël, l’erreur de base

Dans le taxi qui me conduit à l’aéroport, j’envoie un petit SMS pour souhaiter un très bon anniversaire à ma maman et pour lui dire que je devrais arriver à l’heure du foie gras, je cite, « si tout se déroule bien »…

Mais tout ne se déroula pas bien. Car si vous prenez l’avion le jour de Noël, sachez que tout ne se passe JAMAIS bien.

Les ennuis commencent dès l’arrivée à l’aéroport. Lorsque les portes s’ouvrent, c’est la stupeur,

Bord*l ! C’est quoi ce monde !

J’avais choisi de voyager pendant Noël car j’étais persuadé que d’une part, les prix seraient moins chers, mais aussi qu’il y aurait moins de monde et surtout, qu’un simple sourire à l’hôtesse et quelques commentaires subtilement placés sur la tristesse que je pouvais ressentir de passer Noël loin des miens, me permettrait de me faire surclasser. Je m’y voyais déjà, champagne et petits fours, écran plat 10 pouces et couette pour une fois propre pour passer les 12 prochaines heures de mon voyage.

Et bien, les gars (et les filles !), QUE NENNI !  Si j’ai peut-être acheté mon billet d’avion 10 euros moins cher que celui de la veille, je marche en revanche dans une masse impersonnelle identique à celle dès grands centres commerciaux le 23 décembre. Oui c’est ça, l’aéroport devient un gigantesque magasin, et si vous vous étiez déjà demandé pourquoi on vend des jouets et autres stupidités en plastiques dans les aéroports, sachez que c’est uniquement pour nous, les abrutis qui voyagent le jour de Noël ! Heureusement cette année, j’ai été très attentif. Assis par terre -puisqu’évidemment toutes les banquettes sont prises- je refais le tour des personnes installées à la grande table familiale l’année dernière. On était 12, donc si je me retire, ça fait 11 et j’ai bien 11 cadeaux dans mon sac, ouf ! (OK, trois sont des kramas, mais j’étais en manque d’inspiration). Mon téléphone vibre, c’est la réponse de maman,

Merci mon chéri, n’oublie pas le cadeau pour ta nièce !

La nièce, la nièce, la nièce … Oh la bougre ! Elle n’était pas encore née celle-là l’an passé ! Tout va bien, entre les parfums et les chocolats, je trouve quand même un gros cafard en peluche (le gros dans Oggie et les cafards, très populaire au Cambodge) et puis c’est plutôt bien trouvé comme cadeau, avec ce petit côté local et authentique, puis qu’après tout les cafards, les vrais, ils sont aussi très répandus en Asie, surtout dans la cours en bas de mon immeuble.

La fatigue de la veille me frappe en pleine figure, et cet épisode de cadeau manquant m’a fait rater l’ouverture du check-in, il y a désormais 3 kilomètres de queue devant moi. Ce Noël est déjà mémorable. Dix niveaux de Candy Crush plus tard, c’est mon tour ! Je m’approche de l’hôtesse, lui fait mon plus beau sourire, souviens-toi, celui qui signifie « place moi en première classe, regarde je ne suis pas trop mal habillé et c’est Noël en plus, stp, stp, stp ». Elle regarde mon passeport, pèse ma valise, relève la tête et me sourit à son tour. Dans ma tête, nous y sommes, l’enthousiasme est à son maximum, je trépigne comme un gamin, allez dit le, dit le !

Souhaitez garder la peluche avec vous pendant le vol monsieur ?

… l’échec. Un gamin, oui, c’est ce que je suis.

Le vol le plus horrible de ma vie

Comment est-ce possible ? D’une part je ne suis pas du tout surclassé, et en plus, l’avion est plein à craquer ! Une chance, je me retrouve côté hublot, et c’est ma place préférée. C’est vrai, j’aime pouvoir dormir en regardant les nuages. Mais surtout, j’aime prendre plaisir à réveiller mon voisin lorsque je veux aller aux toilettes ou simplement pour passer le temps.

La première moitié du voyage se déroule on ne peut plus normalement. Un gosse qui chialle, un plateau repas mauvais et un voisin qui vous ennuie à mourir en vous racontant ses dernières vacances à Pattaya. Je fais semblant de l’écouter tout en buvant beaucoup d’eau et en réfléchissant aux différentes façons dont je vais pouvoir le réveiller un peu plus tard.

Un vol normal. Aucune surprise, aucune chanson de Noël, aucun chocolat, même sous le siège. J’ai regardé pourtant ! Sait-on jamais, près du gilet de sauvetage, mais je n’ai trouvé qu’un vieux bout de chewing gum qui n’en était vraisemblablement guère à son premier vol de Noël. Heureusement le voyage touche à sa fin et nous sommes officiellement le 24 décembre, heure de Paris.

Mais ça, c’était sans compter sur les turbulences ! Encore une erreur de négligence de ma part. Elles sont atroces. Les pires que je n’ai jamais connue. Je décide de regarder Moi, moche et méchant 2 pour essayer de faire redescendre la pression. Car oui… j’ai peur en avion.

Après une heure de montagnes russes, enfin, l’avion descend, je vois le sol se rapprocher, de plus en plus, merci mon Dieu nous sommes au sol. Et juste au moment où je retrouve mes esprits, vient cette étrange sensation tout à fait inconnue, l’appareil s’incline remet les gaz et re-décolle. C’est possible ça ? Je ne savais pas, mais il faut croire que oui.

Monsieur le pilote, TU JOUES À QUOI ?

L’avion vibre, tangue, les lumières clignotent, je me vois déjà mourir le jour de Noël. Je me replonge dans mon film et me félicite finalement d’avoir gardé la peluche de ma nièce avec moi. On va peut-être s’écraser, mais au moins j’aurai serré un truc dans mes bras. Je ne suis définitivement pas le seul à être légèrement crispé. Même mon voisin, qui me méprisait depuis qu’il s’était rendu compte que je faisais exprès de le réveiller (À croire que cette seconde cacahouète lancée en pleine bouche ouverte était de trop), était devenu pâle et silencieux.

Deuxième tentative d’atterrissage. Suspens. On descend. J’y crois, cette fois-ci c’est la bonne. Pitié posez-le cet avion ! Encore raté… On remonte. Alors que je sens mes ongles s’enfoncer un peu plus loin dans les accoudoirs (ou peut-être l’avant bras de mon voisin, je ne sais plus et ça n’a que peu d’importance), la blonde qui nous sert d’hôtesse nous informe avec la plus grande décontraction que

En raison des conditions météorologiques difficiles, l’avion sera déporté vers Bruxelles. Merci de votre compréhension.

Bruxelles ? Mais que veux-tu que j’aille fou*** en Belgique un 24 décembre ?! Les commentaires fusent dans l’appareil. Le français tient sa bonne réputation de râleur.

Une heure de souffrance aérienne plus tard, nous arrivions enfin à mauvais port, l’avion arrêté sur le tarmac à Bruxelles. Le pilote coupe les moteurs. Nous sommes seuls, sur la piste d’atterrissage et plus rien ne se passe. L’avion tangue avec les bourrasques de vent et plusieurs passagers commencent à s’énerver. Les hôtesses nous demandent de patienter. Et patienter nous ferons. Au bout d’une heure, l’une d’entre elles reprend le micro.

Les conditions météo nous empêchent de re-décoller pour Paris, vous serez acheminés par bus vers l’aéroport de Paris. Des agents de la compagnie vous attendront à la sortie de l’avion pour vous donner d’autres instructions.

Une chose est désormais sûre. Je vais rater mon train pour la Bretagne. Entre soupires et commentaires désobligeants des autres passagers, et alors que je me vois déjà passer Noël dans un hôtel parisien miteux, j’arrive à atteindre mon bagage à main et me précipite vers la sortie. N’importe quoi du moment qu’on me fasse sortir de cet avion maudit…

Il pleut, il fait froid. Les agents de la compagnie aérienne censés nous attendre à la sortie ont déjà tous disparu, probablement parti retrouver les leurs au chaud. C’est finalement bien seuls que nous déambulont comme des zombies vers la salle des bagages. L’attente continue, les effectifs semblent bien réduits en ce 24 décembre et les sacs ne mettront pas moins d’une petite heure supplémentaire à nous retrouver. Un temps d’attente idéal pour prévenir tout le monde en Bretagne de mon retard absence imminente pour le foie gras. Enfin, cela aurait pu être le cas si je n’avais pas autant joué à Candy Crush. Mon téléphone a depuis bien longtemps rendu l’âme. Me voilà donc rabaissé à devoir socialiser avec des inconnus et quémander quelques minutes de forfaits. L’enfer.

Et ce n’est pas encore fini !

La famille est donc prévenue. Heureusement, c’est Noël, donc ils compatissent et me montrent un soutient sans commune mesure :

Oh non quel dommage ! Ton frère demande s’il peut prendre ta part de foie gras ?

Assis sur ma valise au milieu d’un aéroport désert dans lequel il doit faire 5 degrés, je me passe de tout commentaire si ce n’est rappeler à mes proches que je viens de frôler la mort. Au moins, je ne suis pas le seul dans cette galère. Je me fais de nouveaux amis, allant jusqu’à rencontrer deux autres bretons, dont un qui habite dans le même village que le miens ! Au pire on pourra faire du stop ensemble.

Après encore de longues minutes d’attente, on nous dirige vers nos autocars. 4 bus plein de touristes fatigués qui ont passé le cap de l’énervement et prennent désormais la situation avec légèreté. En moins de deux, j’étais déjà invité à passer les fêtes dans des familles de parfaits inconnus qui eux s’arrêtaient à Paris. L’essentiel, c’est d’avoir son foie gras non ? Où et avec qui, quelle importance.

L’heure du déjeuner approche, notre chauffeur décide alors de faire une pause sur l’autoroute. Il nous donne « 15 minutes et pas une de plus » pour faire nos petites affaires. Encore un qui aurait voulu être partout ailleurs, mais surtout pas là avec nous. Il était flamand, et ce que j’aurai appris, c’est que les flamands, il faut clairement les prendre au mot. À 15 minutes et 01 seconde le bus quittait l’air d’autoroute, laissant derrière lui l’un de nos malheureux passagers (véridique !) et ce malgré nos cris pour lui faire remarquer qu’une personne manquait à l’appel. En voilà un qui aura eu un Noël encore plus pourris que le miens !

Une fin heureuse

Et oui, malgré toutes ces péripéties, il est temps de mettre fin à cette histoire de Noël. Arrivés à Paris, moi et mes acolytes bretons nous lançons dans un course à toute vitesse vers la Gare Montparnasse. Évidemment, nous avons tous raté nos trains respectifs, mais sachant qu’il est déjà 17h00 désormais, la question est surtout de savoir s’il reste des trains ou non !

Et bien OUI miracle ! Nous sommes à l’heure. Le train part dans 25 minutes et c’est le DER-NIER de la journée. Dieu existe. Ou pas. Le train affiche complet.

Il est de ces moments dans une vie où l’esprit nous lâche et toute notion de raison disparaît. Nous appelons cela un craquage. Ce fut mon cadeau pour avoir eu la bonne idée de prendre l’avion le jour de Noël. Dans un verbiage d’insultes qui me ressemble bien, je bouscule une vieille et trace mon chemin jusqu’à l’entrée d’un wagon. Le contrôleur me demande mon ticket. Je pense qu’il perçoit rapidement ma détresse. Je lui résume mes 20 dernières heures d’existence, joue sur une empathie profonde et à ma grande surprise gagne en un claquement de doigts un billet gratuit pour la Bretagne.

À 22h00, je pose finalement les pieds sous la table, mise à part mon frère qui doit me rendre ma part de foie gras, je crois que tout le monde est content de me voir. Je ne sais pas. Je ne sais plus. À 22h30 je dormais à cause du décalage horaire…

PS : Souvenez-vous, jamais, au combien jamais vous ne devriez prendre l’avion le jour de Noël ! Bonnes fêtes à tous 😉

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A propos de l'auteur

Breton d'origine, je pars étudier dans le grand nord en Finlande en 2011. C'est le déclic. Plus que le simple voyage, j'aime poser mes valises dans une contrée lointaine et partager la vie des locaux. Grèce, Nouvelle-Zélande, Cambodge et désormais les USA, la vie d'expatrié n'a jamais été aussi excitante. Je garde une trace de ces tranches de vie à travers ce blog et je partage photos, vidéos, infos & conseils pour celui qui souhaite se lancer dans l'aventure ou tout simplement s'évader quelques instants.

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11 Réponses

  1. Nico

    On avait pris l’avion le 24 l’année dernière pour revenir de Budapest et ca c’était plutôt bien passé !

    Bon ok, on avait pas prévu que tout serait fermé la vielle de noël et que même les transports en commun s’arrêtaient à 15h !

    Trouver un taxi quand les rues sont vide pas facile ! On décide d’aller demander aux réceptions des grands hôtels si ils ne peuvent pas nous aider et coup de bol, une des réceptions a un peu pitié de nous (on a joué le rôle, snif snif on va louper noël avec notre famille…) et nous appel un de leur taxi partenaire en négociant le prix pour nous ! Joyeux noël..

    On arrive à l’aéroport, tout se passe bien au checkin. On décide de dépenser nos derniers billets dans le duty free quand au bout d’un moment, on se dit, étrange, il n’y a plus personne devant notre porte d’embarquement… On regarde l’heure, on se regarde… course contre la montre, on est des boulets, on avait pas bien lu l’heure….

    On a finalement eu notre avion (ca fait bizarre quand tu va t’assoir et que tout le monde te regarde) et le vol s’est très bien passé… Tu voies ca se passe bien des fois les vols à Noël 😉

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  2. Rachel @ Blog voyage Découverte Monde

    Et bien… c’est toute une histoire ça! :) Bon j’imagine que les vols de noël ne se passe pas tous comme ça, mais c’est clair que je vais tout de même évité d’en prendre un ce jour là. Mais bon, comme tout bon scénario, au moins tout se termine bien!

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    • Tugdual PAUL

      Helloe Rachel ! Oui c’est un concours de circonstances qui peu arriver n’importe quand, mais le fait que celui-ci soit tombé le jour de Noël m’aura laissé un bon souvenir au final, car aujourd’hui j’en rigole beaucoup ! Et puis je me suis même fait de nouveaux amis ce jour là ! Je te souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année 😉

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  3. Damien

    Une sacré aventure pour Noel, ça donne des histoires à raconter. Je doit voyager le 31 décembre vers Tel aviv , j’espère que j’aurai plus de chance que vous. Par contre pour le billet je suis passé par ce site http://www.degriff.com/blog/, j’ai économisé un peu plus que 10 euros. Vous pouvez le tester pour votre prochain voyage.

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  4. Inès - De routes en roots

    Et moi qui pensais encore que voyager le jour de noël était un bon plan… finalement, c’est à voir! Il faut creuser un peu plus la question avant de s’emballer sur le prix d’un billet! Bien que cela ne se passe pas comme ça à chaque fois! En tout cas toi, tu l’auras mérité ton foie gras (si ton frère t en a laissé un peu quand meme!)

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    • Tugdual PAUL

      Hahaha oui et ce qui me fait rire encore plus c’est que je suis loin d’être le seul à avoir eu un bon nombre de tracas pour Noël. Aujourd’hui sur Facebook je lis la publication d’un ami. C’est un peu long, mais juste pour la fun je la copie ici :

      Cebu Pacific Air have the perfect formula to spoil your vacation!
      Going to the Philippines
      I decided to go home surprise my parents for Christmas so i booked Cebu Pacific Air, Saigon to Manila and Manila to Cebu . I did not have any idea that i myself was in for a big surprise of the mayhem that is yet to occur in the next 26 hours of my life.
      Saigon to Manila Trip (December 24, 1:00 am)
      We were suppose to fly at 1:00 am when the airline announced that the flight was delayed and that we are flying at 3 am instead .
      In Manila , Terminal 3
      When we arrived in Naia Terminal 3 we spent two hours waiting in the luggage claim belt . It was later when we realized that our luggage was mixed in the belt serving for the flight which came from Hanoi. Cebu Pacific did not even bother to label the belts and there was no visible staff from the airline to at least guide the passengers with luggage claims.
      Checking In for Manila Cebu Flight
      When i went up to the domestic departure terminal it was evident that place is in deep s*#+t . A mob of confused passengers was pushing each other to get into the counter. A huge number of people including infants and senior citizens were sleeping patiently in the cold floor tiles of the airport , i have learned later that they were the passengers bound to Punta Prinsesa the day before. There flight was cancelled and Cebu Pacific Airline didnt even bother to provide them with a decent space to sleep.
      I continued to squeeze myself amongts the huge mob of people to get in to the part where the long queu starts towards the counters.
      When i was in the queu i realized some people missed there flights because of the lousy check-in system. I patiently waited in the queu for two hours, until it was only 30 minutes left before my flight schedule so i decide to go to the counter passing through the people in the line . I tried to explain to the staff in the counter that i might miss my flight if I wait in the queu more. Another staff took me to the last call counter and was able to check -in.
      In the Boarding gate
      I ran as quick as i can to catch the boarding for my flight to Cebu. When i approach the gate i realized that it was already congested with weary looking passengers. I learned from an old lady that our 10:30 am flight to Cebu is delayed for 2 hours. I started to feel cold and worried as i have to catch the 3 hour bus ride to bring me to the port where i have to ride the 5:30 pm last ship schedule going to my home town Bantayan Island . Computing the trips i realized i will never catch that last ship.
      To the Port of Hagnaya
      We fled Manila at 1:00 pm and arrived to Cebu at 2:30. I did not had any plan in my mind yet but one thing is certain, i have to go to the port and will figure out later how to go across the sea to the island. I rode a bus for 3 hours and arrived in Hagnaya Port at 6:30 .
      Going to the Island
      When I arrive in the port i went around and talked to a fisherman and asked him I could
      rent his boat to go to the island. It caused me furtunes to convince him, next is i found myself sailing in the middle of darkness and was shivering because of the chilly sea breeze.
      In the Island at last
      After an hour of sailing we finally arrived in Bantayan Island. The fisherman said the water is too shallow and that he cannot dock the boat into the shore, so he said you have to go into the water and walk to the shore. I immediately jump into the dark water , then i realized it was waist deep. I was drenched wet when i reached the shore.
      I then rode a moto to my house.
      « Merry Christmas »
      ‪#‎CebuPacific‬ ‪#‎Sucks‬

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  5. Moran

    J’ai bien rigolé avec ton article, pour moi cette année ce ne sera pas à noël mais le 31 que je prendrais l’avion, heureusement du Mexique à Cuba il n’y a pas top de décalage horaire car j’espère bien danser la salsa toute la nuit après !!!

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