Ne pouvoir se passer de Paris, marque de bêtise ; ne plus l’aimer signe de décadence.

Gustave Flaubert

En posant les premiers mots de cet article, j’imagine déjà les larges sourires se dessiner sur le visage de mes proches, qui se rappelleront de la relation assez conflictuelle que nous avons entretenu pendant plusieurs mois, toi et moi, chère Paris, à qui je dédie ces quelques lignes.

Bir Hakeim

Traversser la Seine par le pont de Bir Hakeim pour rentrer chez moi est de ces banalités qui me manquent.

Ah Paris… Douce Paris. Je t’ai beaucoup insulté, je t’ai si souvent détesté, et je t’ai trouvé tous les maux, tous les défauts. Et pourtant aujourd’hui, tu me manques. Énormément. Si tu savais comme je m’en veux de t’avoir traité ainsi ! Je repense à tous ces moments passés ensembles, les bons comme les mauvais car Paris, tu ne peux le nier, tu n’as pas toujours été tendre avec moi.

Je pensais en avoir fini définitivement avec toi lorsque ce matin je tombe sur ces articles d’une certaine Edna, américaine, jeune et séduisante et, oh stupeur, avec qui tu sembles vivre une relation fusionnelle depuis plusieurs mois. Sur les photos, je découvre son sourire resplendissant à tes côtés, et les petits mots doux qu’elle rédige à ton sujet. S’en est déjà trop. Je suis vert de jalousie.

Tu me manques Paris, tes rues, tes ponts, tes boulevards. Je repense à ces journées passées à marcher en ta compagnie, au soleil ou sous la pluie, et je me rappelle toutes ces choses que tu m’as permis de découvrir. Je revis ces moments, ces pique-niques, ces visites, ces soirées partagées avec nos amis communs, si chers à mes yeux. Eux sont restés à tes côtés, mais moi, je suis parti.

Pourquoi fallait-il que tu sois tant infernale ? Ton rythme, ton angoisse, ta morosité. Pourquoi faut-il toujours que tu te prennes tant au sérieux ? Pourquoi as-tu constamment besoin d’attention ? Pourquoi es tu tant hypocrite et superficielle ? Paris, tu avais tout pour plaire et pour réussir mais Paris, tu es bien trop repliée sur toi-même. Le monde ne tourne pas autour de toi. Il ne l’a jamais fait, car tu n’es ni la plus forte, ni la plus intéressante. Tu n’es qu’une autre parmi tant d’autres. Ouvre les yeux. Alors oui, ta prestance, ton charisme et ta classe me manquent, et que je le veuille ou non, tu fais partie de moi, de mon patrimoine. Mais sois-en sûre et certaine, je n’oublie pas le reste, et pour toujours, je t’aime et je te déteste.

Paris, une expatriation comme une autre

Après tout qui n’a jamais entendu ou fait cette réflexion :

Paris ce n’est pas la France !

C’est vrai que Paris est un monde à part, un univers à la fois fascinant et déconcertant pour beaucoup de provinciaux, dont je fais parti. Vous savez lorsque l’on vit à l’autre bout du monde, il y a toujours ces journées où l’on se sent loin de chez soi, un peu « lost in translation » et où l’on repense à ses précédentes expériences. Il y un peu plus d’un an de cela j’arrivais à Paris. Non pas pour la première fois, car je connaissais déjà bien la capitale, mais ce qui était nouveau c’était l’installation permanente à Paris. Je devenais breton parisien. Ouch, ces mots côte-à-côte, ça pique les yeux ! J’arrivais plein d’aprioris sur Panam, la plupart tous étant négatifs. Les gens sont insupportables, le métro 3 heures par jour bonjour l’angoisse, et en plus il n’y a même pas la mer, ni la montagne !

C’est là où vous vous attendez (surtout vous les parisiens) à ce paragraphe dans lequel j’invalide tous ces aprioris et que je dis que les gens sont super agréables, que l’ambiance est ultra bon enfant et que même pour la mer j’avais tord, grâce au projet Paris Plage. Et bien non. Ce paragraphe ne viendra pas. Jamais. Pour ne reprendre que le premier des aprioris cités, les inconnus dans la rue sont effectivement insupportables, tristes, moroses. Pire, je me suis repris plusieurs fois à devenir moi aussi un insupportable vis-à-vis d’autres personnes. Et là, ça fait mal. Car au final avec Paris, je n’ai pas réussi ce que j’ai jusqu’à présent pourtant accompli dans toutes les autres villes, françaises ou non dans lesquelles j’ai vécu : je ne me suis pas adapté. J’ai essayé, mais Paris m’a battu 7-5, 6-2, 6-1. Je l’ai quitté, résigné, et pour être honnête avec le sourire, comme un soulagement.

Expérience ratée réussie

Étrangement aujourd’hui, là tout de suite, maintenant, je me rappelle Paris et les bons moments que j’y ai passés. Et quand j’y repense, les inconvénients me semblent beaucoup moins importants qu’ils ne le furent à l’époque. S’en est presque fascinant de voir comment l’esprit arrive à remodeler des impressions et des souvenirs. Même si j’ai d’une certaine manière échoué ma période parisienne, j’ai le sentiment de n’en garder que le bon. Paris et son environnement me manquent, même en sachant que si j’y retourne aujourd’hui, j’en aurai à nouveau rapidement mon overdose. Étrange concept.  

Je classe donc Paris dans mes (ma seule en fait) expériences ‘’d’expatriation’’ ratées (oui pour le coup on reste quand même en France), ou tout du moins qui n’aura pas été à la hauteur de mes attentes. Croyez-le ou non mais la Finlande, la Grèce, la Nouvelle-Zélande et même le Cambodge n’auront pas été d’un niveau de difficulté comme celui de Paris. Et pourtant, j’y repense avec un certain plaisir, comme si malgré tout Paris arrivait à se faire pardonner, d’elle-même. Est-ce parce-que je suis français ? Où est-ce parce-que j’ai le sentiment qu’à un moment ou un autre de ma vie je vais à nouveau devoir poser mes valises à Paris ? Je ne sais pas, mais aujourd’hui, je donnerai beaucoup pour partager un pique-nique entre amis sur les quais.

Qu’en est-il de vous et de Paris ? Relation plutôt passionnelle ? Indifférente ? Sanguine ? Professionnelle ? Destructrice ?

tour eiffel

Paris, my love, I hate you.

 

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A propos de l'auteur

Breton d'origine, je pars étudier dans le grand nord en Finlande en 2011. C'est le déclic. Plus que le simple voyage, j'aime poser mes valises dans une contrée lointaine et partager la vie des locaux. Grèce, Nouvelle-Zélande, Cambodge et désormais les USA, la vie d'expatrié n'a jamais été aussi excitante. Je garde une trace de ces tranches de vie à travers ce blog et je partage photos, vidéos, infos & conseils pour celui qui souhaite se lancer dans l'aventure ou tout simplement s'évader quelques instants.

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32 Réponses

  1. Mahéo

    Paris me fait l’effet d’un ensemble de microcosmes dans lequel tu n’atteins l’équilibre que si tu est reconnu dans une des cellules de base.
    Donc ma vison parisienne est détachée de ces milieux auxquels je n’appartiendrai jamais, mais fascinée par la ville en tant que structure.
    Paris superficielle et prétentieuse, nostalgique et tolérante, rigolote et médisante, lumineuse et glauque, capable du meilleur comme du pire. Attirante à en devenir addictive. Et comme toutes les addictions, le besoin physiologique devient destructeur
    J’y retourne régulièrement pour mieux savourer et ne pas risquer d’en avoir besoin en n’y trouvant plus assez de plaisir.

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    • Tugdual PAUL

      « Paris superficielle et prétentieuse, nostalgique et tolérante, rigolote et médisante, lumineuse et glauque, capable du meilleur comme du pire. » tu viens de taper dans le mille ! C’est ça, c’est exactement ça.

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  2. Lise

    Pas mal cet article pour discuter avec les élèves et lancer le débat 😉

    Merci Tug j’adore te lire, excepté quand je relève des petites fautes lol !

    En ce qui me concerne je suis totalement amoureuse de ma ville mais il est vrai que parfois j’ai envie de faire un break. J’aime ces moments où j’ai le temps de me promener et rien n’est plus agréable que de se perdre dans les rues de Paris…

    Et il m’arrive même parfois de discuter et de dire avec de parfaits inconnus, il faut savoir les cueillir au bon moment 😉

    J’espère que si tu reviens chez nous tu vivra un autre type d’expérience…

    Je t’envoie des tonnes de bisous et ka Tour Eiffel m’a soufflée de t’en faire aussi, tu l’as si bien mise en valeur 😉

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    • Tugdual PAUL

      Lise maintenant que tu es prof, tu te dois de me donner des leçons d’orthographe… le calvaire de ma vie haha !

      Ce qui ne cessera de me fasciner à Paris, ce sont ces amis qui se comptent sur les doigts d’une main dont tu fais parti.
      Gros bisous ma poule et à bientôt.

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  3. EnvieVoyages

    Paris c’est un peu la ville du « je t’aime moi non plus ».
    Ton article fait echo à pas mal de (re)sentiments que j’ai pu éprouvé ou éprouve encore.
    J’adore certains de ses quartiers, certaines rues et j’en déteste tout le reste… pourtant, j’y retourne de temps en temps pour prendre ma bouffée d’air à la parisienne.

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    • Tugdual PAUL

      Oui je te comprends totalement ! Quand j’ai écris l’article j’avais justement besoin de cette bouffée d’air à la parisienne. Bon dommage c’est un peu loin du Cambodge … ce n’est pas grave, l’envie m’est déjà passée … pour le moment.

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  4. dufour

    Lyon c’est pas mal aussi :)

    Je me souviens des beaux moments passés avec toi main dans la main, à compter les cadenas sur le Pont des Arts. Tu m’as touché, toi petit breton fraîchement débarqué dans la capitale que tu redoutais tant!
    Contente de voir que tu apprécies cette belle ville! En espérant t’y retrouver bientôt !!

    Bisous

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  5. Cecilaki

    Je suis une étrangère qui vit à Paris depuis trois mois. Avant de venir ici, Paris était une ville de mon rêve. Je croyais que Paris était toujours pleine de soleil, de jolies chansons et de parisiens chics.
    Malheureusement, Paris n’est pas plus la ville de rêve que la réalité. Pour quelqu’un, c’est la ville où on doit essayer de survivre chaque jour. Pour quelqu’un c’est la ville où on se fait voler son portefeuille. Pour moi, c’est la ville où je cherche toujours de bien m’installer, et c’est dur quelquefois.
    Malgré tout, je suis sûre que Paris me manquera quand je la quitterai. Comme vous. Ou plus que vous. Les monuments, les jolis musées, la liberté…ils me manquent déjà. Je suis tombée complètement amoureuse de Paris !

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    • Tugdual PAUL

      Bonjour Cecilaki,

      Effectivement, Paris possède ses avantages et ses inconvénients comme n’importe quelle autre ville, c’est aussi ce qui fait son charme. Je te souhaite encore beaucoup de bons moments dans notre capitale ! Merci à toi.

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  6. Oz and Go

    Ah Paris ! Comme le disait Triptik : « Paname, Paname, dans l’bon comme dans l’mauvais on l’aime » :)
    C’est une ville exaltante afin de mener de beaux projets et rencontrer du monde, mais fatiguant au jour le jour !
    Nous allons la quitter d’ici deux mois pour l’Australie, donc même si ce n’est pas l’amour fou, on en profite un maximum ! (car nous savons qu’elle nous manquera malgré tout ensuite)

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  7. Claire - Two little red cats

    Très sympa cet article =)

    Je suis arrivée à Paris un peu contrainte et forcée pour venir m’installer avec quelqu’un qui ne pouvait pas me rejoindre… Sans trop y réfléchir. Je trouvais ça sympa Paris le week-end ou les vacances.

    Depuis je n’ai qu’une envie: partir. Mais en même temps je n’en ai pas vraiment envie. Jusqu’à maintenant nous avions de la famille ici, et la plupart de nos amis. Depuis mes beaux-parents ont déménagé à Los Angeles, les amis commencent à quitter Paris. Mais si on part ce sera pour l’étranger!

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  8. Camille LEBRE

    Je suis comme toi arrivé à Paris plein d’aprioris… peut être plus même arrivant de Marseille

    Aujourd’hui j’aime Paris, j’aime la vie parisienne et ne souhaite pas rentrer.
    Ton article est beau et émouvant merci pour cette petite pause.

    PS : il y a cependant une petite faute « Pourquoi est tu tant hypocrite et superficielle ? » , es tu me semble mieux

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    • Tugdual PAUL

      Bonjour Camille,

      Heureux de voir que tu es épanouie dans ta nouvelle vie parisienne.
      Woops, moi et l’orthographe … ça n’a jamais été trop ça, je suis même surpris s’il n’y en a qu’une seule ! Hop c’est corrigé, merci de l’avoir relevé.

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  9. Lucie

    Paris est clairement un ville superbe, elle en fait rêver beaucoup et moi aussi, mais surtout depuis que j’ai « quitté » la France. Quand j’habitais tout près de Paris je n’avais pas souvent envie de m’y rendre mais maintenant je peut le dire aussi: elle me manque!

    Répondre
    • Tugdual PAUL

      Merci pour ton intervention Lucie.
      L’avantage c’est que désormais, nous sommes presque toujours obligés de repasser par Paris lors de notre retour en France 😉

      Répondre
  10. Fabrice

    Intéressant cet article. Cela me fait penser à « lettre à France » de Polnareff.
    Quand on est loin de ses racines, il y a bien des moments où on pense à des lieux en France, qu’on ait aimé ou detesté.
    Bonne continuation
    Fabrice – Un français à Trivandrum, India

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  11. Vivienne

    J’adore Paris et quand on l’aime, on l’aime aussi surtout pour ses défauts. J’ai beaucoup voyagé et j’ai vécu dans beaucoup de pays avant de connaître vraiment Paris. J’ai de la chance de la découvrir en amoureux pendant plus de 4 ans. 4 magnifiques années à parcourir Paris… découvrir ses monuments classiques, des musées superbes, ses coins secrets… Je sais que Paris ne laisse personne indifférente… j’ai choisi de l’adorer… je n’ai pas envie d’être aigrie comme les gens que je voyais (je suis en Asie maintenant) dans le métro parisien… le monde entier rêve de Paris et les parisiens et les français ne se rendent pas compte de leur chance. Maintenant que j’ai un bébé, je la découvre Paris une fois par an et elle me manque tant. Et Paris version Bébé, c’est tout simplement génial ;o)

    Répondre
    • Tugdual PAUL

      C’est tout à fait ça Vivienne ! Paris ne laisse jamais personne indifférent quelque soit le coté du pointeur. Mais 4 ans à Paris quand même, je dois reconnaître que je suis impressionné 😉

      Répondre
  12. Marion

    Très beau billet.
    Je pensais qu’il n’y avait que nous qui disions « Marseille n’est pas la France » … encore une expression que les Parisiens nous ont piqué :p

    Paris, pour moi c’est un jolie souvenir, une promesse…. un cadenas sur le pont des arts.

    Répondre
  13. Erwan

    Le bonheur, ça se décide. Ce n’est pas une question de lieu ou de pays. :). Un Parisien très heureux.

    Répondre
  14. Violaine

    Pour être loin de mon cher et tendre Paris, Paris me manque. Au plus au point comme jamais. Chaque détail de la vie d’une parisienne : les vélib, la Seine, le ciel gris, le métro, chaque parcelle de chaque monument et même la pollution et la mauvaise humeurs.
    Alors moi ma relation avec Paris est passionnelle, fusionnelle.
    Oh oui moi Paris je t’aime

    Répondre
    • Tugdual PAUL

      Arriver à manquer la mauvaise humeur c’est quand même un comble :p !! J’imagine donc que tu seras de retour dans notre belle capitale un jour ou l’autre ? Bon courage à toi dans cette douloureuse relation à distance.

      Répondre
  15. Allison

    Paris tu me fais tourner la tête. Ton odeur est entêtante, ton humour cynique presque clinique. Tu m’étourdis, tu m’eblouie. Tu es si lunatique, tes émotions, tes humeurs, tu es incontrôlable, ç’est délicieux. Mon esprit, surpris par la rondeur de ton caractère, perd l’empire de ses certitudes. Paris c’est tout ou rien. Un tout bruyant, un rien qui se caractérise par un manque lancinant. Comme je te comprends…

    J’ai découvert ton blog aujourd’hui, c’est une fenêtre sur le monde que j’explore avec beaucoup d’attention! Tu me fais beaucoup rire!

    Au plaisir,
    Allison

    Répondre
    • Tugdual PAUL

      Hello Allison et merci pour ces jolies lignes. Je ne le fais pas exprès, mais je suis content de pouvoir te faire rire, c’est ça de gagné dans cette société souvent beaucoup trop sérieuse :) A bientôt !

      Répondre
  16. Axel

    Etonnant, je suis dans un des petits soirs « loin de chez moi » que tu décris.

    Je viens de passer un an et demi à Paris, je suis revenu il y a quelques mois et je me retrouve énormément dans ce que tu écris. Breton également, expatriation « réussie/ ratée » également. Tu traduis parfaitement ma pensée c’est un très beau texte je trouve. Très vrai.

    Paris me manque finalement. Beaucoup plus que ce que j’aurais imaginé quand je l’ai quittée.

    Répondre
  17. Anne

    Ton article est criant de vérité et sincérité, je m’y suis complètement reconnue ! J’ai emménagé à Paris « de force » il y a deux ans, car c’est la seule ville où j’avais la chance de continuer mes études en apprentissage dans mon secteur professionnel. J’ai maintenant quitté Paris il y a 3 semaines, avec beaucoup de soulagement, pour retrouver mes chères montagnes des Pyrénées !
    Ce qui me manquera le plus ? Cette impression que cette ville vit tout le temps, que les opportunités sont nombreuses et uniques. J’espère tout de même ne pas être obligée d’y retourner un jour pour le travail, la qualité de vie est vraiment différente là-bas…

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    • Tugdual PAUL

      Merci Anne pour ton témoignage. Tu verras, le plus agréable, c’est de pouvoir y retourner simplement pour la visiter, revoir des amis, des quartiers qu’on aime et des sensations qu’on avait oublié :) Bon retour dans les Pyrénées 😉

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  18. Lucieautourduglobe

    Hello Tugdual !
    Je te lis depuis bien longtemps (j’ai du lire tous tes articles, surtout ceux sur les USA étant moi même partie un semestre y vivre). Je pensais commenter lorsque mon blog serait réparé (en ce moment c’est le gros mode maintenance pour un nouveau design, qui prend du temps à ce mettre en place) mais cet article m’a beaucoup touché.
    Lorsque je vivais au Texas, Paris me manquait. La liberté de se déplacer, le verre de rouge le vendredi soir, mais pourtant quand j’y suis tout me gongfle : les milliers de touristes des tuileries, l’angoisse (je n’ai pas de bonnes expérience de mes études là bas), les gens pénibles, l’odeur de cigarette (et l’envie sans cesse de refumer), le bruit des motos. J’ai déjà envie de refuir à nouveau. Et pourtant je sais que Paris à un beau patrimoine, c’est comme si on ne le voyais plus.
    J’avais eu ce même effet en lisant un article de Marion : http://www.marionrocks.fr/2014/01/weekly-report.html
    Alors dès l’an prochain je repars, en stage ou en VIE, où? je n’en ai aucune idée!
    A très bientôt,
    Lucie

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    • Tugdual PAUL

      Merci pour ton message Lucie, je vais aller faire un tour sur l’article de Marion, qui fait echo à l’Inde si j’ai bien compris, j’ai hâte de découvrir ça ! Bonne continuation dans ton parcours :)

      Répondre

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