En voyage, il y a les paysages, les plages, les cocotiers, les montagnes, les vallées, les rivières et les océans bercés par les rayons des plus beaux couchers de soleil. Et puis il y a l’histoire, la culture, les temples, les châteaux, les villes, les sculptures, les peintures et n’oublions surtout pas la bonne nourriture. Mais surtout, il y a les rencontres. Ces moments, ces discussions, parfois simplement ces sourires et ces regards échangés brièvement dans la rue. Qu’il s’agisse d’autochtones ou d’autres voyageurs, ces instants de partage provoquent une alchimie souvent magique.

Et dès fois …

… il y a les autres. Ces touristes sortis d’un monde parallèle qui vous font vivre les moments les plus inconfortables de votre existence. Ceux qui se sont autoproclamés compagnons de voyage et qui s’accrochent à vous comme des sangsues ou encore ceux qui vous donnent la nausée lorsque vous les croisez sur votre route. Bref, ceux qui vous pourrissent un voyage en 3 secondes et que vous allez maudire jusqu’à la fin de vos jours.

Je vous propose ci-dessous mon petit dictionnaire non exhaustif du touriste sous toutes ses formes et surtout les plus désagréables. Voici les meilleurs des pires touristes.

Le touriste sexuel

⇒ Lieux de prolifération : Partout en Asie

Parmi les pires touristes, parmi les plus répugnants, le touriste sexuel occupe les trois premières places du podium. Et oui, à lui tout seul, il se décline en trois niveaux. Il évolue lorsqu’il gagne de l’expérience, un peu comme des Pokémons. D’ailleurs Pokémons, ça veut dire pocket monsters, et ironiquement, je trouve que ça leur colle plutôt bien comme description, aux touristes sexuels.

Stade 1 – L’adolescent pré-pubère. C’est souvent son premier gros voyage sans papa et maman et dans cette nouvelle aventure ce sont ses « buddies » et « dudes » qui le surveillent. L’ado est super excité à l’idée d’être en Thaïlande. Oui, excité est le bon mot puisque ce soir l’ado va devenir un adulte et connaître sa première nuit de sexe avec une prostituée qu’il aura payé bien trop chère. De puceau à blaireau te voilà devenu un « homme ». Félicitations.

Stade 2 – La bande de vieux potes (essentiellement masculine). C’est simplement le retour en Asie de l’ado quelques années plus tard. Il revient pour les mêmes raisons : alcool et sexe, mais il est un peu moins stupide et sait qu’une prostituée coûte bien moins chère que ce qu’il avait payé jadis, étant ado. Pour le coup, il s’en paie deux pour le prix d’une. Tout va bien.

Stade 3 – Le pervers retraité. C’est l’ultime stade. J’aime aussi le considérer comme la définition même de l’écœurement. Le foirage de vie complet. Ses vieux potes ont fini par se calmer (ou par mourir d’une MST, on ne sait pas trop), mais pas lui. Lui, il ne peut s’empêcher de revenir une n-ième fois pointer le bout de son gland à la recherche de filles faciles. Oui je dis bien filles et non femmes car le pervers retraité suis cette loi mathématique bien connue du « plus je suis vieux, plus tu seras jeune ». Ah oui, détail important. Le pervers retraité va tout, absolument tout faire, pour que vous puissiez le remarquer. Il devient donc vraiment sénile et pense qu’en plus vous l’admirez dans ses actes. Consternant.

L’altermondialiste

⇒ Lieux de prolifération : dans les auberges de jeunesse de Koh Phi Phi, Koh Pangan et Vang Vieng

L’altermondialiste est une drôle de forme dans la catégorie des pires touristes. J’ai souvent envie de lui dire à quel point il est déconnecté du monde réel, mais il est de toute façon tellement stone qu’il en a oublié de prendre sa douche durant les 2 derniers mois, alors pour argumenter sur l’avenir du monde, bon courage. L’altermondialiste est un voyageur au long court, il quitte ce monde capitaliste et sans scrupule qu’est le nôtre et dont il ne partage nullement les valeurs pour vivre dans la jungle ou sur une île de rêve. Son quotidien ? Claquer son argent et consommer (j’insiste sur le mot con-som-mer, dérivé de consommation… vous me suivez ? 😉 ) drogues, alcool et faire la fête H24 au milieu des gens pauvres du tiers monde.

Tu vois mec, c’est ça la vrai vie, la société de consommation nous ronge, ici c’est no stress.

… ALLO ?!!!! T’es simplement en train de dépenser comme un prince tes allocations chômage car ici le coût de la vie est 10 fois moins important qu’en France. Les gens autour de toi crèvent la gueule ouverte et crois-moi, ta société de consommation ils aimeraient bien y goûter, mais ça tu ne le vois pas, car tu vis en permanence avec un brouillard de beuh dans le crâne.

 Joséphine Ange Gardien

⇒ Lieux de prolifération : dans les orphelinats cambodgiens

Sacré Jojo, si tu lis cet article un jour, sache que tu resteras malgré tout et pour toujours dans mon cœur, mais tu es un produit TF1, donc je me dois de te clacher un minimum. Sans rancune. Donc Jojo voyage, mais pour Jojo, pas question de faire dans le tourisme de masse.

Ah ça non !

Jojo est branchée tourisme responsable, du coup, entre la découverte en tour groupé des temples d’Angkor et l’après-midi spa/massage à l’hôtel 5*, Jojo a prévu une heure de visite à l’orphelinat DNDS de Siem Reap (DNDS : Donnez-Nous Des Sous). Elle prendra ainsi de nombreuses photos de ces enfants sales et pauvres et pourra les montrer à toutes ses copines en rentrant chez elle pour dénoncer ce scandale de … de … de quoi déjà Jojo ?

Je ne sais plus, j’étais à la boutique de souvenirs de l’orphelinat quand Somali Mam a fait ses explications, et je n’ai pas tout suivi.

Sacré Jojo, s’il te plaît, c’est le moment de claquer des doigts pour disparaître très très loin.

NB : Les orphelinats ne sont PAS des attractions touristiques, merci de ne PAS les visiter.

Rémi

⇒ Lieu de prolifération : derrière vous

Rémi en soi est un brave type. Vraiment. Sauf que Rémi vient de passer 2 mois dans le bush australien, seul à manger des mouches et à parler à son sac à dos. Il vous le dira, c’était l’expérience de sa life, une vraie connexion spirituelle avec la territude tellurique des forces obscures du cactus australien.

Ok, super Rémi, mais moi j’aimerai être tranquille pour faire mes photos maintenant, donc bonne route et à la prochaine. 

Vous y avez cru hein ? Oui mais non, Rémi a vraiment besoin de vie sociale et puisque vous voyagez seul, Rémi estime que chic, vous devez aussi en avoir marre d’être seul. Non, justement Rémi, je suis très content tout seul, j’aimerais que tu arrêtes de me suivre, pire de me dire QU’ON devrait aller plutôt par là-bas. Vas-y tout seul et ne te retourne pas.

Les profanateurs

⇒ Lieux de prolifération : dans tous les endroits beaux, devenus moches à cause d’eux

Les profanateurs bien que dans le peloton de tête des pires touristes sont difficiles à repérer. Plutôt bien camouflés, ils sont de toutes nationalités, de tous âges, et de tous milieux sociaux. Ils semblent tout à fait normaux à première vue. Pourtant, l’expérience vous montrera qu’ils ont tous 3 signes distinctifs : ils sont amoureux, un peu mégalos et surtout, incroyablement stupides. Ainsi, les profanateurs ne vont rien trouver de mieux à faire que de prendre part au patrimoine de l’humanité en taguant au blanco un peu partout « Dominique et Sarah se sont aimés ici ».

Vraiment ? Sérieusement ? … Dominique, Sarah, approchez, laissez-moi vous dire une chose … ON S’EN FOU ! Aimez-vous chez-vous et restez-y ! Ça lui fait une belle jambe à Khéops de voir que vous vous êtes aimés sur le mur de sa pyramide. Au passage, il me dit dans l’oreille qu’il serait bien si vous pouviez lui rendre la brique que vous lui avez volée en guise de souvenir de lune de miel d’un mariage, qui, de toute façon, est voué à l’échec.

Les bus de chinois

⇒ Lieux de prolifération : sur toutes vos photos

Oulalalalalah, les bus de chinois. Attention terrain miné. Pancartes clignotantes autour du cou « les pires touristes, coucou c’est nous ». Ce que j’ai retenu de mes différentes confrontations avec les bus de chinois, c’est que la bataille est perdue d’avance. Fuyez, cachez-vous, ils vont vous passer dessus comme une armada de bulldozers. Un fléau. Une calamité. Ils ont ce don de transformer le temple le plus sacré au monde en véritable centre commercial. Même niveau sonore, même niveau d’affluence. Disney Land semble presque plus authentique que la visite de n’importe quel site historique aux côtés des bus de chinois. Ce qui continuera à me choquer le plus avec ces derniers, c’est la délicatesse avec laquelle ils vous bousculent pour se prendre en photo devant un monument dont ils ne connaissent pas le nom, et parfois, ni même le pays.

À celles et ceux qui vont me traiter de raciste fasciste FN-iste, je vous demanderai simplement de faire appel à votre second degré. Merci.

La mère de famille

⇒ Lieux de prolifération : à côté de vous dans l’avion

Cela fait 3 heures que vous volez, la mère de famille ne vous a pas adressé le moindre regard qu’en moins de 30 secondes vous vous retrouvez avec bébé dans les bras le temps que maman aille au petit coin.

Non vraiment, je ne touche pas à ça, c’est plein de bactéries et il y a un truc jaune qui coule de la bouche, demandez plutôt à l’hôtesse de le porter s’il vous plaît.

Loupé, maman souffre probablement déjà de tourista et vous n’avez pas le choix, bébé est déjà dans vos bras. Il vous regarde, vous le regardez, il vous regarde méchamment, vous le regardez encore plus méchamment, il se met à pleurer.

Et merde !

La mère de famille revient, vous fusille du regard et vous arrache bébé des bras.

Là mon poussin c’est fini, qu’est-ce qu’il t’as fait le vilain monsieur hein ? Chut ne pleure plus chéri, il est parti le vilain monsieur, là chuuuut.

Non, je suis toujours assis à côté de toi, connasse !

Le relou j’ai vu, j’ai vaincu

⇒ Lieux de prolifération : Hors de France, mais toujours un peu en France

Le relou j’ai vu, j’ai vaincu ne commencera pas par vous dire bonjour, mais par vous faire remarquer à quel point les locaux sont stupides et peu civilisés. Il vous emmènera dîner dans le plus français des restaurants de la ville, mais trouvera quand même le moyen de critiquer la liste des vins, bien trop peu fournie. Il le fera bien ouvertement remarquer à la serveuse puis se mettra à lui crier dessus en français, vraiment peu satisfait de la cuisson de sa viande. Vous pouvez chercher à claquer des doigts comme Jojo pour disparaître, mais le plus gros con de l’univers vient de vous ficher pour toute la soirée et a bien gagné sa place dans le gang des pires touristes.

Le gros calibre

⇒ Lieux de prolifération : Peu importe, pourvu qu’il ne croise pas votre route

Le gros calibre veut vous en mettre plein la vue. Il voyage avant tout par compétition et vous bouffera (les nerfs) en deux minutes. Il vous racontera cette anecdote lorsqu’à la mairie, la secrétaire lui a demandé s’il était ministre des Affaires Étrangères considérant le nombre de passeports qu’il se faisait faire chaque année. Il vous racontera à quel point la Papouasie Nouvelle Guinée était devenue touristique.

Encore plus touristique que l’Afghanistan alors c’est pour te dire !

Flûte alors, moi qui rêvais d’Afghanistan. Au bout d’une heure, il vous laissera en placer une et vous demandera combien de pays vous avez traversé. Vous lui répondrez naïvement 2, France incluse, et pourrez alors voir cette immense satisfaction se dessiner dans ses yeux. Il conclura par cette phrase qui n’a encore aujourd’hui pas le moindre sens.

Tu y arriveras peut-être un jour.

…………………………….. À QUOI BORDEL ?!!

Le JE-suis-un-tour-du-mondiste

⇒ Lieux de prolifération : dans trois pays seulement

Je l’aime bien celui là. Seul ou en couple, il fait comme son nom l’indique et comme il aime vous le faire clairement remarquer, un tour du monde.

Je suis parti la semaine dernière. Je reste une semaine en Thaïlande, 8 jours au Vietnam et 5 en Malaisie. 

Et après ?

Après je rentre, parce-que mes vacances sont terminées.

Tu ne viens pas de me dire que tu faisais un tour du monde ?

Bah si, pourquoi ? 

Non, je ne sais pas, j’imaginais le monde un peu plus gros, effet d’optique probablement. Le tour-du-mondiste dans la liste des pires touristes, check.

Les bidochons

⇒ Lieux de prolifération : devant la boutique de souvenirs

Ils ne sont pas méchants, vraiment, mais ils sont parfois un peu désolants. Vous les repérez facilement, ils sont au sommet de la ringardise : ils portent souvent leur T-shirt de marque avec écrit en gros sur le ventre une marque de bière locale ou le fameux slogan « same same but different ». Ils vous demandent où ils peuvent acheter un faux costume Armani taillé sur mesure, se faire faire un faux permis de conduire et une fausse carte d’identité. Ils les exhiberont fièrement ensuite aux côtés d’autres bidochons (same same but…), un peu comme des cartes Pokémons (tiens les revoilà ceux-là, ah la belle époque). Ils termineront la soirée en se prenant en photo en train de manger des couilles de singe grillées, un met local inventé l’année dernière par un business man pour se payer la tête des étrangers. Oui mais ça, ce n’est pas très grave, parce-que vous, ce qui vous intéresse, c’est de mettre la photo sur Facebook.

L’anarchiste

⇒ Lieu de prolifération : lui là-bas qui est en train de faire passer un savon par le gardien

L’anarchiste est le touriste rebelle. Celui qui refuse de se plier à toutes ces règles plus débiles les unes que les autres. Il fait preuve d’un manque de respect assez affligeant et porte d’ailleurs souvent la double casquette d’anarchiste profanateur. Il va entrer dans tous les lieux sacrés épaules à l’air, mini short et lunettes de soleil sur le nez. Il prend des photos avec le flash, même quand c’est interdit et fait mine de ne pas comprendre quand on lui fait la remarque. Il fume sa clope sous votre nez, jette son mégot par terre et il s’en fou. D’ailleurs il le dit tout le temps.

Je m’en fou je fais ce que veux.

Moi je m’en fou, je t’ajoute à la liste des pires touristes.

La bling bling

⇒ Lieu de prolifération : dans le lit de ton pote à l’hôtel

Perchée sur 15 centimètres de talons, tirant derrière elle trois fois son poids en bagages pour seulement 2 jours sur place, on cherche du regard où elle aurait pu laisser traîner son chien. Si elle s’adapte parfaitement à New York et Londres, malheur à vous le jour où elle décidera de vous accompagner pour un trek de trois jours dans les montagnes.

Mais POURQUOI tu fais ça ?

Au bout d’une heure de marche, elle demandera au guide où sont les prochains WC. Même si vous savez que ce n’est pas possible, vous priez pour qu’il lui réponde dans 200 mètres, afin de pouvoir lui mettre la tête dedans.

Les naïfs

⇒ Lieux de prolifération : dans les pays pauvres

Ceux-là ne sont qu’à moitié coupables et ne devraient probablement pas brûler en enfer à condition qu’ils arrêtent de pêcher lors de leurs prochains voyages. Ils sont mariés, ils ont la trentaine, et ils sont contents d’être là. Tant mieux pour eux et je leur souhaite beaucoup de bonheur. Le problème c’est qu’ils ne comprennent… 

RIEN.

Ils vont tout payer au prix fort sans jamais négocier et machinalement faire augmenter les tarifs dans la région. Et ça, ce n’est pas très sympa pour les voyageurs cupides comme moi.

Pire, une jeune fille de 10 ans va venir vous faire la manche avec ses yeux de chiens battus. Pas complètement résigné, vous allez leur expliquer que non, ce n’est pas bien de donner de l’argent ou de la nourriture aux enfants dans ces pays car cela ne fait qu’alimenter un énorme cercle vicieux, lorsqu’on ne parle pas de véritable trafics organisés. Et là, c’est le drame.

Enfin Tugdual, t’es vraiment mauvais !

Toi en tout cas, tu as vraiment de l’air chaud dans la tête !

Le voleur (parfois aussi appelé PVTiste)

⇒ Lieux de prolifération : Australie

Le voleur est un petit connard qui s’est cru plus malin que la moyenne. Complètement fauché, il part réaliser son rêve de beuverie down under en prenant un Working Holiday Visa pour l’Australie. Il demande à ses parents de mettre un peu d’argent sur son compte afin qu’il puisse prouver aux autorités australiennes qu’il est capable de subvenir à ses besoins, au moins quelques semaines. Il arrive en Australie, claque la thune de ses parents en 5 jours, mais a tous les matins une gueule de bois bien trop prononcée pour pouvoir se réveiller et aller, non pas bosser, ne serait-ce que chercher du boulot. Ce n’est pas grave, ses autres compatriotes français lui expliquent la méthode du French Shopping : aller dans un magasin, changer ses vieux vêtements avec les nouveaux et partir en courant !

Tu es en train de me dire qu’en Australie French Shopping ça veut dire voler ?

Oui c’est ça, les australiens nous détestent à causes de ces mecs là. D’un autre côté le voleur vous le dira par lui-même :

C‘est normal de faire ça, t’as vu comment c’est cher la vie en Australie ?! 

Vous êtes tombé de votre chaise ? Ne vous inquiétez pas, moi aussi. Ça pour le coup, c’est vraiment normal, ils font bien partie des pires touristes.

Les gens normaux

⇒ Lieu de prolifération : inconnu

Je caricature beaucoup évidemment. On trouve aussi quelques personnes normales sur les routes avec qui vous pourrez passer des moments formidables, rires de ces autres rencontres un peu surnaturelles et puis finalement, les oublier.

Et vous alors ? Avez-vous déjà eu à faire ces étranges specimens durant vos différents voyages ? À moins que vous ne vous reconnaissiez dans une de ces catégories ? 😉

 

A propos de l'auteur

Breton d'origine, je pars étudier dans le grand nord en Finlande en 2011. C'est le déclic. Plus que le simple voyage, j'aime poser mes valises dans une contrée lointaine et partager la vie des locaux. Grèce, Nouvelle-Zélande, Cambodge et désormais les USA, la vie d'expatrié n'a jamais été aussi excitante. Je garde une trace de ces tranches de vie à travers ce blog et je partage photos, vidéos, infos & conseils pour celui qui souhaite se lancer dans l'aventure ou tout simplement s'évader quelques instants.

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24 Réponses

  1. celine

    Bonjour,
    J’ai beaucoup ri en lisant ton article. je partage !
    je te propose d’ajouter à ta liste de portrait :
    – le couchsurfeur qui prend ta maison pour une auberge de jeunesse gratuite
    – le photographe qui paie pour la pose « naturelle » des locaux
    – l’utopiste prépubère qui vient en repérage pour monter une ONG dans un pays dont il a entendu parlé une fois dans un documentaire sur France 5, mais ça l’a trop marqué, il faut faire quelque chose!
    – celui qui ne veut plus voyager qu’en France car il faut mettre les cultures sous cloche

    je me demande si il y a vraiment un voyageur normal ?

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    • Tugdual PAUL

      Bonjour Céline et merci pour ton passage par ici !

      Derrière les blagues et certains profiles un peu ennuyant mais pas bien méchants, on trouve les autres dont le comportement est un vrai problème, ceux que je nomme profanateurs, touristes sexuels, voleurs et autres j’ai vu, j’ai vaincu, bref ceux qui laissent une emprunte très négative de leur passage.
      Tu en pointe un autre du doigt auquel je n’avais pas pensé et qui pourtant est énormément répendu : le photographe qui paie pour la pose « naturelle » des locaux. Encore un moyen de ternir un peu plus la relation entre touristes et populations locales… bien dommage !

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  2. Pipalou

    Ah malheureusement, ton article est tellement vrai! Et pas besoin de voyager très loin pour s’en rendre compte. Pour moi le pire du pire c’est « Les profanateurs », et ta phrase » Lieux de prolifération : dans tous les endroits beaux, devenus moches à cause d’eux » résume exactement le soucis.

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  3. Camille

    Cet article est juste génial, merci Tug d’avoir éclairé et égayé ma journée! J’ai hâte de prendre mon billet pour découvrir tout ces spécimens rares (je viens de ranger ma paire de talons…)

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  4. Marie

    Merci pour ton sens de l’humour (mais tellement vrai tout ce que tu dis !;) )

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  5. Laurent

    Salut Tugdual,
    Les portraits sont grossis, évidemment, c’est le but d’un article de la sorte. Certaines descriptions prêtent à sourire et me rappellent bien des souvenirs :-) J’avoue pour ma part ressentir de plus en plus une certaine fatigue envers les gros calibres. Mais ils ont tendance au fil des ans à se faire plus discrets à mon égard, car n’ayant plus 20 ans, ils se disent que si ça se trouve, j’ai voyagé un peu plus qu’eux, ils restent prudents, me laissant tout loisir de jouer moi au gros calibre 😉 (même pas vrai !). Par contre, tu as oublié une catégorie, le touriste qui offre des biscuits à ses compatriotes 😉
    Je me permettrais d’apporter un peu de nuance à la première catégorie, le touriste sexuel. C’est sans doute pourtant celle qui est la plus consensuelle quant à l’aversion qu’elle peut susciter, et à raison, car c’est une des illustrations les plus pathétiques de ce que peuvent être parfois les relations nord-sud. J’ai été écoeuré comme tout un chacun par ce que j’ai pu voir dans les rues de Phnom Penh ou de Manille dans ce domaine. Et puis, justement aux Philippines, alors que j’attendais un bus pour aller à Tinglayen, au nord de l’île de Luzon, je tombe sur un Irlandais avec « sa copine » philippine. J’évite dans un premier temps de traîner dans ses parages, je n’ai pas envie de causer à ce gars-là. Mais le voyage en bus est assez long, et une fois arrivé, nous logeons dans la même auberge où je resterai quelques jours. Le garsest jovial et cordial, comme un bon irlandais je dirais. Il a la cinquantaine et sa copine la trentaine. Ça fait 5 ans qu’il revient chaque année aux Philippines (à la demande de sa copine d’après ce qu’il dit) et part pour un mois en voyage avec cette fille, toujours la même. La fille n’est pas une potiche, mais parle relativement bien anglais et participe activement à la conversation. Ils partent régulièrement en rando à droite à gauche et c’est aussi bien lui qu’elle qui choisit l’activité du jour.
    Évidemment, il est peu probable que la fille soit véritablement amoureuse de ce gars. La relation est pour elle « commerciale », elle voyage gratos chaque année tous frais payés avec ce gars. J’ignore s’il lui donne de l’argent en plus. Du côté du gars, on peut parler sans doute d’une certaine misère affective. C’est comme on dirait un »bon bougre » qui aime les gens, très généreux dans son comportement. Il ne roule pas sur l’or, loin de là.
    Bref, même si quelque part, c’est clairement du tourisme sexuel, j’avoue ne pas être en position de juger ce gars. J’ai rencontré parfois la même chose à Madagascar. Évidemment, ça reste plutôt des exceptions, mais comme souvent, le monde n’est pas tout blanc ou tout noir, il y a du gris.

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    • Tugdual PAUL

      Salut Laurent,
      J’aime toujours tes interventions, ici ou ailleurs, de par leur justesse (c’est sûrement l’âge tu va me dire, haha ). Effectivement, dans l’article je pointe du doigt ce « gros dégueulasse » qui s’enfile prostituées sur prostituées en 15 jours de vacances.

      Mais comme tu le fais remarquer, il y a d’autres profiles. Je ne sais pas si cet irlandais peut-être réellement classé dans touriste sexuel, dans le sens où, même si l’on n’en est pas sûr, admettons qu’il n’y ait pas de véritables échanges pécuniaires contre services. Dans ce cas là, on a plutôt à faire comme tu le dis à une relation fragile, un peu comme entre deux amants, mais pas complètement malhonnête : le type tient à cette nana, il ne la considère pas uniquement comme de la viande. La nana apprécie d’avoir une vie un peu plus fun avec lui, même si ça ne dure qu’un mois par an. Elle n’est pas amoureuse, mais elle n’est surement pas malheureuse non plus. Mine de rien, pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour rencontrer ce genre de scénarios, ils existent aussi beaucoup intramuros, entre bons français(es).

      Bref, oui, du gris.

      Répondre
  6. Skyforged

    Je ne suis pas une grande voyageuse, mais je peux tout de même témoigner de l’existence du touriste sexuel, qui, dans les pays de l’Est (avec mon mari, on est toujours fourré là-bas), ne vient pas pour les prostituées, mais parce qu’il pense que toutes les filles de l’Est ouvrent les cuisses dés qu’on le leur demande. C’est le même qui rentre à 4 pattes complètement torché à l’auberge et gueule sa race à 2h du matin pendant que tu pionces. Enfin, que tu pionçAIS.

    Répondre
    • Tugdual PAUL

      Merci pour ce commentaire Skyforged. Qui rentre à 2h bourré et … seul n’est-ce pas ? Il réalise que les femmes ne sont pas aussi facile qu’il l’aurait immaginé 😉

      Répondre
  7. Vivienne

    Moi… je vis en Asie entre deux pays… dont un c’est… la CH.NE (continentale) c’est un pays de dingues. Une croissance économique sans éducation, bonjour les dégâts. Ici, pas beaucoup de congés et quand il y a congés, c’est tout le monde en même temps. La pure folie. Billets de trains/avions trop chers… 1 semaine de train pour aller à l’autre bout de pays (après on ne s’étonne pas qu’il y a des gens qui ne voient jamais leur famille). Le gouvernement ne veut pas que les gens quittent le pays (quand les gens voient qu’il y a autre chose dehors, ils s’en vont), du coup tourisme de masse pour 90% des gens (tu voyages en groupe, tu n’es pas obligé d’avoir un compte de banque trop garni vois tu si tu ne rentres pas au pays, bah bye bye l’argent, menace assez efficace). j’ai beaucoup discuté avec les personnels d’hôtel dans le monde entier… leur réputation est catastrophique, trop sales, trop bruyants… visiter l’Europe en 12 jour spécialement les boutiques de LV et Gucci, ça me fait mal au coeur… ton article me rassure, je ne me reconnais pas dans ses touristes là, de toute façon, on nous surnomme les voyageurs amoureux (bon maintenant avec un bébé en plus…)

    Non non, je ne critique pas le pays qui m’accueille avec l’hospitalité… (quelle hospitalité ?)

    Répondre
    • Tugdual PAUL

      Merci Vivienne pour ton intervention. Et oui, la Chine est un pays jeune en matière de tourisme, et leur façon de voyager peut nous surprendre car nous ne recherchons pas du tout les mêmes choses ! Que fais tu dans ce coin du monde ?

      Répondre
  8. Seniors en Vadrouille

    Joli article que je ne connaissais pas encore et très drôle Combien de « clichés » se révèlent vrai ?
    Pour avoir voyagé en Asie, à Cuba et en République dominicaine, j’ai particulièrement reconnu le tourisme sexuel. Tout comme Laurent, je modulerai ce point. Je connais plusieurs personnes ayant épousé des locaux. Certains se sont fait plumer, d’autres sont heureux en couple avec enfants…
    Celui qui m’a fait le plus rire ? Joséphine Ange Gardien.
    Anecdote ? La mère de famille dans l’avion. Petit souvenir, mon fils de trois mois et moi dans un TGV pendant 3 h : il a hurlé non-stop, quoi que je fasse, assise ou debout, sous les regards indignés des autres voyageurs. Et il s’est endormi comme une fleur en arrivant à la gare de Lyon.

    Répondre
    • Tugdual PAUL

      Merci pour ce commentaire pertinent ! Effectivement, quand on parle de touriste sexuel, on parle bien des touristes, ceux qui viennent 15 jours dans un pays à la recherche de viande fraîche, peut importe laquelle du moment qu’elle n’est pas chère. Les expats qui font leur vie à l’étranger et se mettent en couple avec des locaux, ça n’a rien à voir je suis tout à fait d’accord.
      Hahaha les enfants qui pleurent. Ils ne le font pas consciemment et sont donc vites parodnables :) merci encore et à bientôt ici ou ailleurs 😉

      Répondre
  9. Quentin de 0ur0wnway

    Super article !! Perso je pense faire partie des gens normaux du moins je l’espere :)

    Répondre
    • Tugdual PAUL

      Merci Quentin ! C’est un article à prendre avec beaucoup de second degré, heureusement oui, la plupart des voyageurs ne rentrent pas (trop) dans ces caricatures 😉

      Répondre
  10. Aude

    Merci pour cet article qui m’a fait bien rire !

    J’aimerais ajouter une catégorie : le franchouillard qui voyage avec ses amis français et qui ne voit pas l’intérêt de rencontrer qui que ce soit d’autre… et même quand il se retrouve par mégarde avec des étrangers (mais pas que, hein, faut qiand même garder des compatriotes à portée de main), ne prend pas ma peine de s’exprimer dans la langue de Shakespeare ! Souvent ce cliché vivant est aussi assez naïf et peureux pour payer très cher « la dernière chambre de l’ile » qu’il a réservée et te regarde comme une extraterrestre quand tu lui dis qu’en insistant un peu les dortoirs vont probablement se libérer et qu’au pire tu as ton sac de couchage.

    Pour ma part je crois que je rentre dans la catégorie des voyageurs émerveillés lol où que j’aille j’ai l’impression que tout est magnifique et/ou fantastique et/ou incroyablement beau… j’ai l’impression d’être une gamine dans un conte de fées ou à disneyworld !! On se moque souvent de moi mais au moins en cas de problème ma positive attitude redonne le sourire à tout le monde (je pense notamment à un fou rire avec une amie alors qu’on était complètement paumées, la nuit, a San Paulo, et que j’ai dit tout excitee « wouaw c’est vraiment l’aventure !! »)

    Je suis à singapour en ce moment et j’ai audsi un blog http://baguen-aude.blogspot.sg n’hésite pas à y faire un tour ! Moi en tous cas je note l’adresse du tien !

    Répondre
    • Tugdual PAUL

      Salut Aude et bienvenue par ici !
      Garde cette positive attitude et j’espère que tu resteras autant émerveillée durant tes prochains voyages. J’irai découvrir ton petit univers également.
      À bientôt.

      Répondre
  11. Bobby

    Dommage que ce texte soit entaché de tant de fautes d’orthographe, conjugaison, grammaire, j’ai pas pu tout lire de fait. Certains passages étaient bien décrits et trouvés néanmoins. Faîtes-vous relire et mettez à jour, ce serait bien !

    Répondre
    • Tugdual PAUL

      Bonjour Bobby, et oui … ma plus grosse bête noire que vous pointez là du doigt. Relecture après relecture, je ne les vois toujours pas. Il faudrait effectivement que je fasse relire mes articles par des tiers lorsque j’aurai un peu de temps 😉

      Répondre
  12. elvis

    Salut, et super article, j’ai bien ri.
    En voyageant et souvent en solitaire, je m’amuse aussi a mettre nos collègues de voyages dans ces petites cases,
    c’est comme un hobby ,pour faire passer le temps..
    mais il y en a un qu’on ne soupconne pas , et qui pourrait, a lui tout seul se caser dans la plupart de ces profiles….
    (« touriste » sexuel, altermondialiste, la joséphine , le rémi et surtout le gros calibre, etc…)
    bien qu’il ne peut pas etre taxé de touriste, je veux bien sur parler de …
    !! L’EXPAT !! , c’est ma bete noire a moi, hahaha
    Qui a le double avantage d’etre insupportable , (je dis avantage parce que c’est un hobby pour moi)
    Quand il revient en pelerinage chez sa mère-patrie ,mais aussi dans son pays d’adoption.
    qui n’a jamais entendu ces phrases..
    -« ouais mais tu sais, en (inde) ca ce passe comme ca, tu vois ». (on a un bon Rémi là)
    (surtout pas le contredire,sinon on est parti pour un tour de grand huit. mais bon j’essaie..)
    -« mais attend mec ,ca fait deux ans que je suis la, etc,politique,etc, culture, etc,conseille pour entretenir l’angoisse,etc
    (tu touches plus une bille dans la discute)(bon je dévellope pas, cela serait tros long)

    j’ai rencontré aussi un couple de retraité cosmique au Népal,installés pour un revival 70’s, ils etaient en forme ceux la et en ballade dans la montagne..
    didgeridoo en tuyau de gouttiere, salutation au soleil et medecine de comptoir,tout le tremblement (bon chacun son truc)
    Une voisine népalaise etait venu nous voir,parce qu’elle s’etait tordue la cheville,
    et ducoup c’était galere pour aller bosser au champ,bref ca voulait dire,
    « vous avez pas un antidouleur dans votre sac, parce que là, je jongle.. »
    mais c’etait sans compter sur le Doc , qui a prit les choses en main.
    Elle a commencé a masser la cheville les yeux fermés,en nous disant « c’est une femme en colère » ,
    wouaah merde, j’étais au spectacle là, vite la suite. et je n’ai pas été decu.
    « je penses qu’elle n’a pas assez de contact avec la terre », wouaah magnifique, j’étais deja tombé de mon tabouret,haha
    parce que quand vous voyez les pieds de la voisine, qui marche constamment pied nu, et qui ressemblent a deux grosses patates entrain de germer, si bien que si elle reste plus de 5 minutes sur place,elle prend racine…
    du lourd, mais j’ai bien ri .
    je vous passe rapido papy qui fait ses ablutions cul nu devant la maison de notre hote, je voyais tous les nepalais ce planquer en ce marrant, et un peu gené. bon il n’y a pas mort d’homme. ils etaient charmant dans leur genre.
    Mais eux , ils se voient en osmose totale avec le pays ,c’est dingue. M’enfin ,comme dirait Gaston.

    il y a aussi les expats qui refont l’histoire du pays, une sorte de révisionnisme tropical, qui nous bluffe sur le coup.
    et merde, je suis tombé sur des pointures. mais en fouillant un peu tu t’apercois que c’est aussi approximatif que tes connaissances sur ce pays, ou tu viens fraichement de débarquer .
    c’est une partie de poker, expat versus touriste, tu pars d’entrée avec un handicap.
    Pour résumé, « t’as tort », l’expat ne laissera jamais un touriste lui apprendre quelques choses sur son pays d’adoption. Jamais, plutot crevé, on touche dans ce cas precis a l’égo des Gros calibre, zone rouge haha.

    La josephine altermondialiste , (je regroupe les deux) , qu’elle bosse dans une ong ou qu’elle fasse les vendanges ,meme combat, elle roulera sous la table le soir, bon j’exagere, pour un peu de contraste…
    mais elle ne se genera pas de te rappeler que toi  » toi ,tu fais quoi pour sauver la terre? « , egoiste que tu es.
    mille excuses, je ne suis qu’une bete. c’est le BruceWilisSyndrom (josephine facon franchouillard)

    Terminons par l’expat sexuel , celui qui prend sa retraite en asie et qui monte la canadienne la bouche pleine de bonbons bleu.
    j’ai le souvenir d’un de ces « tas de merde », qui gueulait dans un resto aupres d’un des jeunes serveurs, que les tarifs de c’est dames avait augmenté, l’enfer.
    (je n’aborderai pas le sujet de la pedophilie,qui marche en réseau, et mieux vaut etre a dom pour faire des connexions, enfin c’est mon avis)
    et comme ecrit dans ton paragraphe sur le sujet, il n’a pas peur de s’afficher devant tout le monde.

    bon voila, mon petit laius un peu caustique sur les expats et consort se termine.
    et bien evidement ne generalisons pas, « yen a des biens »
    on est tous le con d’un autre, ne l’oublions pas.
    Mais maintenant , pour les touristes, ca devient une passion, je me suis deja vu prendre des photos de touristes.
    Un de mes but parfois est de prendre un temple par ex, avec un touriste qui lui meme prend le temple ,au travers de son i-pad, c’est quoi comme maladie ca?? haha

    alors quand je vois un bus de chinois, c’est noel, je plonge dedans jusqu’a plus soif…
    merci pour l’article encore, salut

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    • Tugdual PAUL

      Elvis, tu viens de faire ma journée et quoi de mieux en remerciement à cet article qu’un commentaire qui m’a bien fait rire également ! Bon allez, j’ai un aveu à te faire … inconsciemment je n’ai pas pensé à cette catégorie pour la simple et bonne raison que c’est la mienne !!!

      Et même si je ne pense pas (je n’espère pas) être totalement le reflet d’une de ces personnes que tu as décrite, je suis bien obligé d’être honnête envers moi-même, et d’avouer que je méprise un peu (beaucoup) les touristes qui m’expliquent après 10 jours dans le pays que les locaux sont comme-ci, pensent comme ça et devrait plutôt faire autrement. Je dois avoir un peu de sang de gros calibre, et mer** je suis foutu ! Haha.

      Je vais passer sous silence l’expat sexuel que je me garde de cotoyer (un peu de dignité quand même), par contre vivant dans un pays pauvre, je retrouve de temps à autres ces deux profiles que tu décris : entre ceux qui font corps avec leur terre d’adoption (ils en ont l’impression tout du moins comme tu le fais si bien remarquer) et ceux qui t’accusent de ne rien faire pour le pays (moi je fais du business pas des ONG donc je suis un méchant expat). Des accusations qui me font toujours rires jaunes lorsqu’elles sont lancées entre deux blinies de saumon frais et une tranche de saucisson maigre des Alpes dans le hall d’un hôtel cinq étoile lors d’un vernissage 😉

      Heureusement comme tu le dis, ils (nous?) ne sont pas tous comme ça !

      Merci pour cette fine intervention tout en second degré. À la prochaine, je file acheter un I-pad.

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  13. Marion

    La première chose que je me suis dis en lisant cet article est « où vais-je me retrouver ? »
    J’avoue avoir eu à faire avec certains d’entre ces touristes, notamment le « gros calibre » (qui était aussi fasciste, raciste et sexiste, et probablement aussi touriste sexuel, bref…) que j’appelle aussi « le collectionneur ». Oui, je suis une gamine de 24 ans avec des rêves pleins la tête et pas beaucoup de moyen, oui je ne voyage qu’une fois par an, et oui, j’en suis heureuse.
    Je me retrouve un peu parfois dans « le bus de chinois » (même si je suis toute seule) parce que j’ai tendance à tout photographier et APRES à demander à connaître l’histoire. Sauf que je suis polie et respectueuse, alors ça va. 😉
    Quand j’ai lu le titre « les bidochons » je me suis dit « ça y est, c’est mes parents lorsque j’étais jeune ». Et on n’en est pas très loin, c’est presque ça, sauf qu’ils n’ont pas facebook 😉 (PS : j’adore mes parents et leur côté baroudeur/débrouillard, mais parfois, ils sont affligeants :))
    Bref, un article plein d’humour, qui m’a fait passé un bon moment et réfléchir sur ma condition de touriste !

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