S’expatrier, ce que vous devez savoir avant de vous lancer

Pour moi, le choix était évident, simple, et dans la continuité de ma personnalité. Un envie d’aventure ainsi que des opportunités personnelles et professionnelles m’ont depuis plus de quatre ans déjà « obligé » à franchir les frontières de notre douce France. Et comme moi, ils sont des milliers, vous êtes des milliers, jeunes et moins jeunes, à faire ce choix chaque année. Les chiffres montrent une croissance constante, exponentielle, terrifiante selon certains. Quoiqu’il en soit, l’expatriation est la mode, c’est une réalité. Et elle en fait rêver beaucoup. Moi le premier, je ne pourrais qu’encourager n’importe quel individu qui se verrait offrir une telle expérience.

Donc allez-y, expatriez-vous, partez faire vos armes à l’autre bout du monde, mais, s’il vous plaît partez pour les bonnes raisons. Car parmi le pool de candidats à l’expatriation, il y a une vraie nouvelle donne : celle des personnes qui fuient la France pensant pouvoir trouver la solution à tous leurs problèmes hors de l’Hexagone.

Les gars, je suis désolé de vous l’apprendre, mais vous vous êtes plantés. Et je peux vous l’assurer, dans 3 mois vous serez déjà rentrés.

Dur. C’est pourtant vrai. Les échecs à l’expatriation existent. Car s’expatrier, c’est loin d’être rose tous les jours, pour de nombreuses raisons. Des petites choses, dont on parle peu. Dont l’impact est minimisé, voire complètement annihilé, par l’ensemble des côtés positifs à l’expatriation.

Parce que vous êtes de plus en plus nombreux à me poser des questions sur une éventuelle aventure professionnelle à l’étranger, et parce que je fais justement partie de ces personnes à ne voir essentiellement que le positif d’une expérience, j’ai eu envie aujourd’hui de vous montrer la face cachée de la réalité d’une expatriation. Celle dont on ne vous parlera pas, mais qui fera définitivement partie de votre quotidien une fois passé de l’autre côté de la barrière.

Voici 10 constats sur la réalité d’une expatriation. Car, après tout, 2 ou 3 ans de vie à l’autre bout du monde, ça se prépare sérieusement.

La réalité d'une expatriation

La réalité d’une expatriation, 10 choses qu’on ne vous dit pas.

 1 – Votre pays d’accueil n’est pas l’eldorado

Un grand classique, l’erreur de base. Ce matin, vous sortez de votre 18 mètres carrés la tête encore dans le brouillard. Il pleut, dans le métro vous vous faites bousculer par une énième personne aimable comme une porte de prison avant d’arriver à votre boulot merdique, entouré de collègues tout aussi merdiques et avec un patron encore plus merdique. Et ce jour là, vous pétez un câble.

Je démissionne, je prends un aller simple pour la Polynésie Française. Adios amigos.

Ces nouveaux expats en ont ras la casserole de « ce pays de m**de et tous ces c**s de Français ». Ils ont besoin d’évacuer la pression et de partir loin, très loin. Mais souvent au soleil quand même, parce que la Norvège, « faut pas déconner ! » Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Thaïlande pour les fauchés. En tout cas, loin de toute cette agitation urbaine afin de se ressourcer sur une plage abandonnée, seul, et pour toujours.

Partir sur une île déserte

Vivre sur une île du Pacifique ? Très peu pour moi.

Ces expats fuyards sont déterminés, mais ils agissent de façon complètement déraisonnée. Ils ne voient que le soleil et la plage comme leitmotivs. Maintenant, j’ai une question pour vous si vous répondez de ce profil. Avez-vous déjà passé trois semaines sur une île dans le Pacifique ? Non ? Moi oui. Et bien au bout de la seconde semaine…

On se fait ch**r ! (vraiment!)

Ne partez pas à l’aveuglette pour une destination inconnue en espérant y trouver le paradis sur Terre. Que vous rêviez de plages de sable fin, ou de New York et autre Londres ou Berlin, votre boulot sera toujours aussi naze ici ou là-bas. Au mieux, vous aurez un peu plus chaud, si vous optez pour les îles… Mais en soi, vous ne ferez que déplacer votre problème, à savoir, votre vie merdique. Heureusement, il y a un remède à ça aussi.

Avant de vous lancer tête baissée vers un pays dont l’image que vous avez est probablement biaisée, allez y faire un tour au moins en vacances pour commencer. Prenez la température de cette région qui vous fait rêver et vérifiez que vos projets là-bas y sont réalisables.

2- Votre vie ne sera pas plus facile

Encore une idée reçue. Pour le coup, nous, les expats, sommes peut-être responsables de ce constat. Souvent, je le dis moi-même, ma vie me semble plus simple au Cambodge qu’elle ne l’était en France. Mais ce n’est qu’une impression, un ressenti. Il faut savoir qu’en général, les expatriés sont des gens dotés d’une grande capacité d’adaptation. Attention, je ne dis pas qu’ils sont des super héros, mais les galères, ils connaissent ! Ils ont fait face à tous les problèmes culturels et administratifs lors de leur installation et aujourd’hui il n’y a plus grand chose qui leur fait peur. Car oui, à moins d’être envoyés par votre entreprise française, auquel cas la démarche est effectivement extrêmement simple, vous allez en baver.

Si l’on regarde de plus près, tout ce qui concerne la gestion de soi, de sa famille, de ses biens matériels et financiers, etc. est beaucoup plus compliquée une fois hors de France. Impôts, assurances, sécurité sociale, retraite, permis de travail, visa et j’en passe et des meilleures, sont autant de démarches longues et fastidieuses dont il faudra vous occuper dans votre nouvelle vie d’expatrié. Les correspondances sont loin d’être évidentes et régler tous ces problèmes s’avère souvent compliqué, chronophage et surtout, jamais gratuit !

Pensez-y, vous allez devoir prévoir de nouveaux postes de dépenses avec en tête de liste, votre santé et la scolarité de vos enfants (si vous en avez), qui dans certains pays coûtent vos deux bras plus ceux de votre conjoint(e).

Votre rythme de vie risque également de changer. Finies les 35 heures (ça c’est peut-être un mal pour un bien, bande de flemmards), et à part quelques rares privilégiés, finies les 5 semaines de congés payés et finis tous les avantages sociaux de la France ! Même le salaire n’est pas toujours là pour compenser vos longues heures de travail, soyez donc avertis 😉

3 – Personne ne vous attendra les bras ouverts

Vous êtes nombreux à avoir des projets, des idées, et tant mieux. Mais le problème, c’est que ceux-ci s’arrêtent souvent au simple nom d’une destination.

Je veux aller aux États-Unis !

Wooooow, super ! Pourquoi pas… Est-ce que les États-Unis veulent de toi ? Probablement pas… Ah. Moins super. De nombreux pays dans le monde restent fermés à l’immigration ou compliqués à atteindre sans de vrais projets solides et fiables. Même en Europe, où vous pouvez circuler et travailler librement, à moins que vous ne soyez assez riches pour pouvoir vous entretenir sans travailler, il va falloir apporter quelque chose au pays qui vous accueille autre que votre amour et votre forte volonté de découvrir la destination. Autrement, vous avez les vacances pour ça.

Aussi triste que cela puisse résonner dans votre tête, moins vous êtes qualifiés, moins vous avez de chances de voir les portes de l’expatriation s’ouvrir. Pour certaines destinations, il vous faudra au moins impérativement parler la langue locale. Et j’ai bien dit locale, pas anglais ! Il y a de nombreux endroits où l’anglais ne s’auto-suffit plus, vous pouvez jeter un oeil aux offres d’emploi sur Hong-Kong pour en attester.

Anglais impératif, mandarin fortement recommandé, voire indispensable pour certains postes.

À nouveau, rien n’est hermétique et tout est possible avec une grande volonté et un peu de chance, mais dans la réalité, soyez certains que personne ne vous attend les bras ouverts, juste parce que vous avez une bonne tête et savez sourire.

La réalité de l'expatriation

Vous voulez vous expatrier ? Vous avez intérêt à avoir quelques qualifications que tout le monde n’a pas !

4 – L’entraide entre expats n’existe pas ou peu

Encore une idée qui a la vie dure. Vous pensiez arriver la fleur au fusil et qu’une délégation d’expats vous attendrait avec des colliers de jasmin sur le tarmac de l’aéroport ? La réalité, c’est que les expats sont comme tout le monde, ils sont très occupés et ont autre chose à faire que de prendre soin du petit nouveau qui vient de débarquer. Arriver dans une nouvelle ville à l’étranger, c’est comme déménager dans une nouvelle région en France. Ce n’est pas parce que vous êtes expats qu’on va venir prendre soin de vous.

Le tutorat ça marchait en Erasmus, mais maintenant c’est la vraie vie. Je devrais même dire, c’est la jungle ! Il va falloir vous faire votre place dans la communauté et personne ne sera là pour vous prendre par la main. Alors j’exagère un peu, les gens sont souvent ouverts et vous donneront des tuyaux si vous le leur demandez gentiment, mais en aucun cas ils ne seront là pour votre installation, votre recherche d’appart et tout le tralala. Les seuls susceptibles de vous proposer ces services le feront, mais ce seront des prestations payantes 😉

Vous vous souvenez quand on parlait d’adaptation plus haut ? Voilà, vous y êtes, faites vos preuves, dans le grand bain, 3 mètres de fond, piscine olympique. Bonne chance (ce n’est pas très dur rassurez-vous, parole d’expat, croix de bois croix de fer, si je mens je rentre en France).

5 – La solitude vous touchera à un moment ou un autre

C’est indéniable. Au début, au milieu, à la fin, à plusieurs reprises. Même entouré de vos nouveaux amis, même dans votre nouvelle vie de couple, le reste, les autres vous manqueront. Votre famille, vos amis, votre maison, votre ville, vos habitudes, votre nourriture. Il y aura ces jours mélancoliques où vous vous poserez cette simple question qui pourtant résume bien toute la situation :

Mais qu’est que je fous là bordel ?!

C’est normal, c’est humain ! Qui ne pourrait ressentir ce genre de sentiments lorsqu’il passe Noël, un anniversaire, une naissance, un mariage, un enterrement sans les siens. Vous vous sentirez tristes et surtout coupables. Coupables, car c’est vous et personne d’autre qui avez fait le choix de partir.

Tour Eiffel Paris

Votre pays vous manquera à un moment ou à un autre.

6 – Il est difficile de se projeter dans le futur

Paradoxalement, il va falloir apprendre à vivre dans l’incertitude au quotidien.

Qu’est-ce que je vais faire demain, dans un an, dans deux ans ?

Quand vais-je devoir repartir?

Honda CD 125

J’ai craqué au Cambodge.

Dans les deux cas il est impossible de véritablement construire sa vie et son univers aussi simplement qu’on pourrait le faire en France.

Côté matériel, vous aurez mille et une questions qui vous traverseront l’esprit, est-ce bien raisonnable d’acheter une maison, une moto, une voiture, telle ou telle chose qu’il sera  compliqué à rapatrier en France ou à revendre plus tard ?

Côté relationnel, c’est encore pire ! Il va falloir vous faire des amis temporaires ! Des gens qui vont partager votre quotidien, des gens qui vont probablement pour certains devenir les plus importants de votre vie durant toute votre expérience d’expatrié, mais qui pourtant sont des gens que vous allez devoir quitter ! Certains me diront que c’est la même chose dans n’importe quelle vie d’être humain : les gens, les relations, ça va, ça vient. Mais dans le cadre d’une expatriation, vous êtes conscients dès le départ que la plupart des gens avec qui vous tissez des liens sont des personnes presque déjà en dehors de votre vie. Et ça, ça donne vraiment le vertige.

7 – Le rêve peut s’arrêter brutalement du jour au lendemain

Et beaucoup plus vite que vous ne l’aviez imaginé ! Tout allait bien pour vous, vous aviez réussi à vous intégrer, à vous créer votre cercle d’amis et votre petite vie paisible et équilibrée. Et pourtant, tout peut s’arrêter brusquement du jour au lendemain. Un licenciement, un visa non renouvelé, etc..

Oui, encore une fois, ces accidents de la vie nous arrivent aussi en France, mais en France, vous pourrez toujours rester tranquillement chez vous au chaud sous la couette et compter sur vos amis pour vous remonter le moral. Ici, comme je vous le disais, c’est la jungle. Vous avez perdu votre visa ? Vous serez attendus dans 15 jours à l’aéroport avec votre valise, et les autorités n’auront que faire que vous deviez laisser toute votre vie derrière vous, sans vous retourner.

8 – Le retour n’est pas toujours simple

C’est le résumé des sept points précédents. La dure réalité de l’expatriation relève pour moi de cette triste fin pourtant fatidique. Mais comme rien n’est éternel, votre expérience d’expatrié doit elle aussi avoir une fin. Si l’on peut d’une certaine façon toujours préparer son départ et ses premiers jours vers l’expatriation, on ne peut en revanche se protéger contre son retour.

Repartir, c’est mourir.

Vous avez eu la chance de prendre goût pendant quelque temps à une seconde vie, une tranche d’existence différente et qui va à l’encontre de la majorité de vos compatriotes. Si cette phrase n’est pas encore claire dans votre esprit, c’est normal, car il faut l’avoir vécu pour le comprendre. Je ne chercherai pas à vous expliquer plus en détails ce concept, comme vous-même vous ne prendrez pas la peine de bassiner vos proches avec vos émotions le jour de votre retour.

Oui, préparez-vous bien, la réalité d’une expatriation, c’est que votre vie à l’étranger, tout le monde s’en fout ! J’ai depuis longtemps arrêté de raconter mes expériences à droite à gauche à ma famille et mes amis de France, car j’ai compris que ça n’intéressait personne, pire, que ça pouvait en agacer certains ! Vous serez en décalage complet avec votre entourage, comme ces amis d’enfance que vous n’avez pas vus pendant plusieurs années et que vous retrouvez 10 ans plus tard. Vous allez vous rendre compte que ces milliards de choses dont vous deviez discuter se sont finalement résumées en un après-midi autour d’un café et qu’à partir de là, vous ne savez plus quoi vous dire.

Encore une fois, c’est normal ! Souvenez-vous, vous avez été absents de leurs vies pendant longtemps. Vous avez vécu des choses extraordinaires, mais eux aussi ils ont avancé, ils ont évolué, ils sont différents du jour où vous les aviez quittés. Il va vous falloir quelques semaines pour vous réintégrer dans vos nouvelles baskets et reprendre la place que vous aviez laissée quelques années plus tôt.

Parallèlement, vous allez, à nouveau, devoir faire face à une montagne de démarches administratives, car oui :

9 – Votre propre pays ne vous attend pas à bras ouverts

Et non ! Toujours aucune fleur de jasmin ! Un comble vous dîtes ? C’est de bonne guerre, souvenez-vous vos paroles plus haut, je cite :

… ce pays de m**de et tous ces c**s de Français.

Et même si vous êtes partis dans les règles de l’art sans dénigrer personne, vous êtes tout de même partis ! Et l’administration française semble parfaitement allergique aux expatriés. Réinscription dans le système, impôts, sécu, oui la même chose, mais dans le sens inverse. Il faut tout refaire ! Avec la rigidité de notre système qui vous en fera voir des vertes et des pas mûres lorsque vous essaierez de leur expliquer le code du travail de votre pays d’expatriation ! Allez, bon courage, pour le coup c’est compliqué ! Faîtes votre plus belle tête de chien battu et préparez-vous pour…

10 – La difficulté de la réadaptation

C’est le point d’orgue de cet article. L’antithèse finale de toute votre expatriation. Votre réadaptation ! Réapprendre vos propres codes ! Ceux qui sont dans vos gènes, dans votre sang, mais que vous avez bloqué pendant toute la durée de votre expatriation. Je vous vois sourire derrière votre écran, mais vous serez surpris du mouvement de recul dont vous ferez preuve lorsqu’on voudra vous faire la bise, de ce « thank you » qui sortira machinalement de votre bouche à la caisse du supermarché et tous ces autres petits détails qui une fois retrouvés feront de vous le petit Français que vous avez toujours été.

La boucle est ainsi bouclée.

Est-ce que la réalité d’une expatriation doit pour autant vous freiner dans vos projets ? Surtout pas. Mais vous êtes avertis et savez à quoi vous attendre. Rassurez-vous, ces concessions sont vites oubliées en comparaison de l’incroyable expérience qu’une expatriation apporte sur un plan personnel. C’est d’ailleurs très souvent addictif, comme une drogue que l’on consomme encore et encore, entre euphories et overdoses non contrôlées. C’est peut-être aussi pour ça que j’en suis déjà à ma 4ème expatriation… Et vous, vous partez quand ?

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A propos de l'auteur

Breton d'origine, je pars étudier dans le grand nord en Finlande en 2011. C'est le déclic. Plus que le simple voyage, j'aime poser mes valises dans une contrée lointaine et partager la vie des locaux. Grèce, Nouvelle-Zélande, Cambodge et désormais les USA, la vie d'expatrié n'a jamais été aussi excitante. Je garde une trace de ces tranches de vie à travers ce blog et je partage photos, vidéos, infos & conseils pour celui qui souhaite se lancer dans l'aventure ou tout simplement s'évader quelques instants.

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17 Réponses

  1. Expat

    Ça sent le vécu, en tout cas, de mon coté, ça colle au mien. Par contre, 11e point, une fois rentré et bien déprimé, partir en quête d’un nouveau pays d’accueil (quitte à se sentir étranger dans son propre pays, autant repartir ailleurs…).

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    • Tugdual PAUL

      C’est un 11ém point très pertinent. Quand la réadaptation est impossible, le départ est à nouveau de mise. C’est dans ces moments là que l’expression lost in transalation prends tout son sens, lorsque l’on en arrive à perdre ses propres racines, ce que je ne souhaite à personne cela dit 😉

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    • bernard

      je viens de tout lire… pas mieux pour moi, le vieux singe expatrié depuis 5 ans en Indochine après l’Afrique: si octobre avait été au printemps, je rentrais en France. Tout a changé ; Phnom Penh change trop vite, la mentalité ne me convient pas et plus de 50% des retraités repartent après 3 ans…

      voilà…je ne sais où je vais aller en 2017,… déjà faire le ménage dans mon logement en France et manger du saucisson et du fromage !

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  2. Divano

    Je viens tout juste de découvrir votre blog et franchement cet article m’a vraiment fais rire.
    Je suis moi-même une future expatrié, dans deux mois je pars vivre en Corée du Sud.
    J’ai la chance d’avoir été plusieurs fois dans le pays et donc d’avoir pu déjà tisser des liens et puis surtout le gros plus qui ma rassure c’est que je vais habiter avec une amie, que je connais depuis perpet et qui elle aussi à décidé de s’expatrier dans le même pays.

    En tout cas je stresse déjà rien qu’a l’idée de la paperasse administrative et pour l’adaptation :)

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    • Tugdual PAUL

      Hello Divano, bienvenue par ici et merci pour ton premier commentaire :) Waaaoua la Corée ! Je ne connais pas du tout, mais ce pays est sur ma liste des futures destinations à visiter pour sûr ! J’en ai entendu beaucoup de bien autant du côté vacances que du côté expatriation ! Tu vas vivre dans tous les cas une aventure formidable et rappelle toi à chaque moment, même quand c’est un peu dure, que tu as la chance de vivre cette expérience. Tu n’en retireras que du positif au final rassure-toi 😉 et puis avec ta pote en plus tout ira bien. Bon vol !

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  3. Anna

    Difficile de s’adapter à la culture qui est si différente, mais une fois que l’on y arrive, s’expatrier est une merveille !

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  4. Emmanuelle

    Pour le Cambodge, surtout ne croyez pas qu’ici la vie est moins chère sauf si vous pensez pouvoir vous passer de pharmacie,de médecin,de dentiste,de logement propre, d’air conditionné,d’eau,de salle de bain et que vous pensiez vous contenter de 3 soupes/jour.

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    • Tugdual PAUL

      Et oui, au Cambodge, il est possible de vivre « à la khmère » avec asse peu de moyen mais dès que l’ont veut retrouver un peu de confort à l’occidental il faut un budget beaucoup plus conséquant !

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  5. Dominique

    J’ai lu jusqu’au bout, c’est excellent, tout en nuance mais tellement vrai… rien à ajouter :)

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  6. Anonyme

    Un superbe article qui résume bien ce qu’est l’expatriation. Je m’y reconnais tout à fait à part le fait que mes proches et « mon pays » ne m’ont jamais manqué en 3 ans (ce que je trouve très triste et me culpabilise beaucoup). Je suis revenue il y a 3 mois et lorsque je me suis retrouvé face à la Tour Eiffel (symbolique) un soir d’été, j’ai pleuré. À ce moment-là j’ai su que ça y est j’avais enfin créé ces racines qui m’avait toujours manquées. Mais ça ç’était le premier mois, après 3 mois je me meurs à nouveau et mon pays d’adoption me manque. Pourtant j’ai souvent vécu la solitude la-bas, mais pas plus qu’ici. Au moins là-bas je maîtrise mon environnement, je connais les codes, pas en France (j’ai aussi vécu 11 ans en Suisse dans le rejet le plus total). Bref, j’ai commencé à vivre ma vie il y a 3 ans. Avant cela pour moi tout est noir, presque pas de souvenirs, ni de repères. Alors oui l’Asie est « mon » pays et ca me manque, « mon » pays et mes amis là-bas me manquent.
    J’ai décidé de reprendre des études pour pouvoir avoir un projet d’expat plus durable à l’avenir. Pour le moment j’étudie à distance avec le CNED et je prévois de repartir pour 6 mois le mois prochain en faisant du volontariat dans une guest house contre un lit gratuit car je n’ai plus un rond.
    Ce pays c’est la Corée. Mon amante, après le Japon en 2010.

    Je te souhaite plein de bonheur et experiences passionnantes :)

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    • Tugdual PAUL

      Hello ! Je te souhaite beaucoup de réussite dans tes projets qu’ils aient lieu en Corée, en France ou partout ailleur ! Bonne route et bon courage pour la suite 😉

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  7. Morgane

    Salut Tugdual,

    J’espère que tu vas bien. J’ai pu lire ton article sur la vie d’expact, et étant dans le recrutement (notamment d’expact en Afrique), j’avais une petite remarque à te faire 😉

    Il y a, je trouve, deux types d’expact : ceux qui partent sous contrat de travail local et qui oui, doivent absolument se débrouiller pour toutes les démarches administratives et payer de leur poche tous les frais, et ceux qui partent sous contrat d’expatriation, et qui du coup n’ont rien à faire concernant ces démarches puisque c’est l’entreprises qui s’occupe de tout (et quand je dis tout, c’est vraiment tout !). Ca change quand même pas mal de choses 😉

    Voila :) J’ai bien aimé ton article ! Profite bien de ton expérience.

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  8. benji

    Super article,

    je vis depuis 5 ans en Thailande, j’ai vécu un peu au Cambodge aussi.
    Tu as bien résumé l’envers du décor , mais malgré tout la chose dont je redoute le plus c’est « Le retour »
    Aujourdhui j’ai une petite fille de 1 an Franco-Thai et me suis posé à Ubon Ratchathani au nord-est. La seule chose qui pourrait me faire quitter la Thailande ce serait un probleme de visa et dans ce cas j’irais au Cambodge mon deuxieme pays de coeur.
    Je pense qu’il y a une ligne de non-retour à franchir ou pas, pour moi ce fut 2 ans.. Bonne continuation

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    • Tugdual PAUL

      Merci pour ton commentaire Benji. Deux années oui c’est un sacré cap dans une expatriation. Tout est clair, posé, on a des amis une situation professionnelle, bref on se repose les mêmes questions que celles que l’on avait avant de quitter son propre pays. Est-ce que l’on décide de rester, est-ce que l’on décide de partir ? Parfois avec un contrat qui se termine et une impossibilité de retrouver une situations stable, le choix n’est plus tout à fait individuel. Bonne continuation également !

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  9. Lenaic@Voyageur Attitude

    L’article est bien écrit, les commentaires intéressants. Et j’avoue que ca fait un peu peur… Le jeu en vaut-il la chandelle ? C’est, il est vrai, une grande part de risque que de tout quitter. Se mettre volontairement dans une situation risquée, ca peut meme sembler fou pour beaucoup.
    Pour ma part, l’envie grandit chaque année. Pour l’instant je lis les blogs et expériences sur l’expatriation. Mais dans un an, ca sera peut-etre sur mon blog !

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  10. DUC

    C’est incroyable, c’est exactement ce que j’ai vécu en Islande. Merci de le dire aux futurs 😉

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